À la fin du premier trimestre 2025, le Gabon totalise 239,9 milliards de FCFA d’arriérés de paiement sur sa dette publique, selon les données officielles de la Direction générale de la Dette, relevant du ministère de l’Économie, des Finances et des Participations. Ce stock d’impayés est en hausse de 3,3 milliards de FCFA par rapport à la situation de décembre 2024. Le rapport précise que 82,6 % de ces arriérés, soit 198,05 milliards de FCFA, proviennent d’échéances antérieures non honorées. Il s’agit de dettes anciennes que l’État n’a pas encore réglées, bien qu’elles soient arrivées à maturité depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.
Le reste, soit 41,95 milliards de FCFA, concerne des échéances courantes, récemment arrivées à terme, mais également impayées. Ce niveau d’arriérés révèle des tensions persistantes dans la gestion de la trésorerie publique et une difficulté à respecter le calendrier des remboursements. En termes de répartition, 54,35 % des arriérés concernent les créanciers bilatéraux, 40,3 %, les partenaires commerciaux (fournisseurs et prestataires), et 5,3 % les institutions multilatérales. À la même date, l’encours total de la dette publique du Gabon s’établit à 7 179,06 milliards de FCFA.
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Cependant, les données disponibles ne précisent pas le taux d’endettement par rapport au PIB, un indicateur qui fait l’objet de divergences entre le gouvernement gabonais et le Fonds monétaire international (FMI). L’institution de Bretton Woods estime le ratio d’endettement à plus de 70 % du PIB en 2024, dépassant ainsi la norme communautaire de la CEMAC. Libreville, pour sa part, avance un taux plus modéré de 55,7 %, tel qu’indiqué dans sa Stratégie d’endettement de l’État, annexée à la loi de finances 2025.
Le cumul d’arriérés peut avoir des conséquences graves dont la perte de confiance des investisseurs, des pénalités contractuelles, un renchérissement du coût de la dette et la dégradation de la note de crédit souveraine. Ces éléments risquent de restreindre l’accès du pays aux financements extérieurs et compliquent davantage la conduite d’une politique budgétaire crédible dans un contexte de relance économique post-crise.
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