Lors d’une conférence de presse donnée le 12 juin à Libreville, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, porte-parole de la Présidence de la République, a annoncé la validation d’un plan d’investissement d’un montant de 1000 milliards de FCFA pour rentabiliser la Société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG). Ce plan vise notamment à réhabiliter les centrales, moderniser les réseaux de distribution, installer des compteurs intelligents et améliorer la desserte dans les zones urbaines et rurales.
Pour piloter cette transformation, une nouvelle équipe dirigeante, nommée le 3 juin dernier, dispose de six mois pour poser les bases de la refondation de l’entreprise. Il s’agira, entre autres, de revoir la gouvernance, de préparer la séparation organisationnelle des branches eau et électricité, d’assainir les finances, de lancer des réformes sociales et managériales, de garantir la transparence des contrats, et de déployer le plan d’investissement indispensable à une fourniture fiable et équitable d’eau et d’électricité à l’échelle nationale. Toutefois, le porte-parole n’a pas précisé l’origine des fonds nécessaires à cette opération de grande envergure.
Cette annonce intervient alors que la SEEG vient tout juste de sortir de neuf mois d’administration provisoire (du 27 août 2024 au 28 mai 2025), instaurée pour stabiliser une entreprise en crise. Accusant des décennies de mauvaise gestion, l’entreprise souffrait de délestages répétés, de coupures d’eau fréquentes, et d’une dégradation généralisée des services.
Des audits internes ont permis d’identifier les fraudes, de corriger les dérives de gestion, et de réduire les pertes techniques et commerciales. D’après la Présidence, les premiers résultats sont visibles : les délestages ont reculé dans plusieurs quartiers du Grand Libreville.
Durant la période d’administration provisoire, le gouvernement a entrepris plusieurs actions correctives : renégociation de la dette, digitalisation et sécurisation des systèmes informatiques, création d’une Direction dédiée à la sécurité et à la lutte contre la fraude, et lancement d’une opération spéciale d’assainissement. Ce plan à 1000 milliards FCFA constitue désormais l’ossature du redressement structurel de la SEEG.
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