Erium, la nouvelle société africaine du gaz industriel et médical, née du rachat des activités d'Air Liquide en Afrique par la société d'investissement Adenia Partners, a annoncé le 17 février dernier, le renforcement de sa stratégie de développement dans les cinq prochaines années, soit entre 2025-2030. Après avoir dévoilé en août dernier l’ambition d’injecter jusqu'à 30 millions d'euros (soit 19,6 milliards de Fcfa) à cet effet sur la période sous-revue, le groupe entend désormais quadrupler ses investissements sur le continent dans de nouvelles technologies et de nouvelles usines, en privilégiant l’engagement local, l’innovation et l’efficacité opérationnelle, avec pour objectif de soutenir son indépendance industrielle et les efforts de décarbonisation. Selon Alexandre Dufour, PDG du groupe Erium, « notre plan prévoit une augmentation substantielle des investissements, visant à quadrupler, voire quintupler, nos dépenses au cours des cinq prochaines années », a-t-il déclaré.
L'entreprise prévoit notamment d'investir dans les domaines des gaz industriels et médicaux, ainsi que dans les énergies renouvelables, telles que l'énergie solaire et éolienne. En matière de décarbonisation, Erium veut utiliser des technologies propres et améliorer l'efficacité énergétique de ses activités en construisant des usines de séparation d'air et de liquéfaction de CO2. La société mise notamment sur sa connexion avec Air Liquide, par le biais d’accords de coopération technique, quui lui donnent accès à des technologies de pointe et aux meilleures pratiques. « Cela nous permet d’être à l'avant-garde et de développer des projets qu’aucun autre ne peut réaliser sur le continent », a expliqué le PDG.
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En Afrique, le groupe Erium est implanté dans 12 pays, notamment au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, au Congo, en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Ghana, à Madagascar, au Mali, en République démocratique du Congo, au Sénégal et au Togo. Cette stratégie d’augmentation de dépenses de l’entreprise par des investissements massifs avait déjà été évoquée par M. Dufour lors du récent forum africain de l’énergie « Investing in African Mining Indaba », qui s'est tenu en Afrique du Sud du 3 au 6 février et qui a mis l’accent sur l’avenir de l’exploitation minière durable en Afrique.
Il faut noter que les changements annoncés par le PDG d’Erium étaient déjà pressentis au Cameroun. Peu après le rachat des actifs d'Air Liquide Cameroun, le capital de la filiale camerounaise d’Erium a connu une croissance exponentielle en novembre dernier, passant de 10,6 millions de Fcfa à 2,1 milliards de Fcfa.









