En Guinée équatoriale, les crédits à l’économie a atteint 1 417 milliards FCFA au 1er semestre 2025. Cette enveloppe est en hausse de 11,1 milliards FCFA (+0,8%) en glissement annuel, où ce sont 1 405,9 milliards FCFA qui ont été octroyés aux acteurs économiques de ce pays de la CEMAC. Selon les comptes nationaux du 2ème trimestre 2025 récemment publiés par l’Institut national de statistique de Guinée Equatoriale (INEGE), cette progression est corrélée à une croissance de l'activité économique de 3,7% entre juin 2024 et juin 2025.
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En glissement semestriel, il se dégage une tendance baissière du volume des financements accordés aux acteurs économiques. Selon le rapport exploité par EcoMatin, les crédits sont passés de 1 516,8 milliards FCFA à fin décembre 2024 à 1 417 milliards six mois plus tard, soit une baisse de 99,8 milliards FCFA (-6,5%). Cette diminution reflète une contraction de l’activité financière après une reprise observée au cours de l’année 2024.
L’offre de crédit se resserre
Sur l’ensemble des 4 trimestres de l’année 2024, l’encours des crédits à l’économie a progressé passant de 690 milliards au T1, à 716 milliards au T2, puis 749 milliards au T3 et 767,8 milliards au T4. C’est au 1er trimestre 2025 que la croissance s’est relâchée avec une baisse 8% à 706,7 milliards. Une légère reprise a été enregistrée au 2nd trimestre pour atteindre 716 milliards. Le pays reste tout de même loin de la fréquence trimestrielle habituelle des 1 100 milliards de crédits octroyés. Une dynamique qui confirme le constat du resserrement de l’offre de crédit au profit des acteurs économiques équatoguinéens constaté depuis plus de trois ans déjà.
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Selon la Banque Centrale, la Guinée Equatoriale est, avec le Tchad et la RCA, un des pays de la zone avec un système de crédit moins développés par rapport aux autres comme le Cameroun et le Gabon (principaux pourvoyeurs de crédit dans la zone avec 80% de l’encours de crédit en 2024, BEAC). De l’avis d’expert contactés par Ecomatin, plusieurs raisons justifient cette situation notamment la politique monétaire restrictive adoptée par la banque centrale pour contrôler l’inflation et la récession économique, exacerbée par une réduction de la production pétrolière (-20% en 2024, Ndlr). La baisse des recettes pétrolières a limité les ressources disponibles pour les dépenses publiques et les investissements, obligeant les banques à être plus prudentes dans l’octroi de crédits. Une prudence qui se traduit par un resserrement des conditions de crédit, avec une préférence marquée pour les prêts à court terme.










