L'État équatoguinéen pourrait débourser près de 140 millions de dollars, soit un peu plus de 83 milliards de FCFA, pour renouveler, avec des appareils de type ATR, la flotte de sa compagnie nationale, Ceiba Intercontinental, actuellement en difficulté. Malabo négocie avec le constructeur franco-italien depuis mars. Ce dernier confirme, dans une note interne consultée et datée du 12 juin 2026, l'existence d'un accord de principe avec Malabo « relatif à l'achat et la vente de six (6) aéronefs neufs ATR 72-600 entre Avions de Transport Regional g.i.e. et Ceiba Intercontinental ».
D'après le document, le prix unitaire de base de cinq de ces avions est fixé à 23,15 millions de dollars, soit environ 13,9 milliards de FCFA. Le sixième appareil est évalué à 22,9 millions de dollars, un tarif légèrement inférieur à celui des cinq premiers, dont le motif n'est pas précisé dans la note. Au total, la commande des six ATR 72-600 s'élève à 138,65 millions de dollars, soit près de 83,5 milliards de FCFA.
La note détaille également le calendrier des opérations. Les livraisons s'étaleront sur 16 mois, de juillet 2029 à octobre 2030. Le premier appareil doit être livré en juillet 2029, suivi du deuxième en octobre de la même année. La seconde phase d'intégration débutera en 2030 : le troisième ATR 72-600 est attendu en février, le quatrième en avril, le cinquième en juillet et le dernier en octobre. La nouvelle flotte ne sera donc complète que dans un peu plus de quatre ans. Les six aéronefs seront livrés à l'aéroport de Toulouse-Blagnac (France), d'où ils seront exportés vers la Guinée équatoriale. L'accord stipule par ailleurs que les obligations de paiement de Ceiba Intercontinental seront intégralement garanties par le ministère équatoguinéen des Finances, via une garantie sans limite ni condition.
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Si la signature du contrat définitif reste en attente, cette acquisition permettrait de renforcer la flotte nationale, en s'ajoutant aux quatre appareils du constructeur dont dispose déjà le pays. Elle vise également à donner un nouveau souffle au transporteur public dans sa stratégie de redéploiement en Afrique centrale. Actuellement, la compagnie exploite des ATR et un Boeing pour desservir son réseau domestique, ainsi que Douala (Cameroun) et Luanda (Angola) à l'international.
Outre l'achat d'aéronefs, Malabo envisage d'élargir sa collaboration avec ATR. Lors des récentes négociations de juin, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a instruit le gouvernement d'étudier avec l'entreprise la possibilité d'implanter un centre de maintenance aéronautique en Guinée équatoriale. Cette infrastructure permettrait de réduire considérablement les coûts liés à l'envoi des avions à l'étranger pour révision, tout en favorisant la création d'emplois et le transfert de technologies. Parallèlement à ces investissements, la compagnie nationale fait actuellement l'objet d'un plan de restructuration piloté par le cabinet Lufthansa Consulting.
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