La compagnie pétrolière suédoise Meren Inc. (anciennement Africa Oil Corp.) a révélé le 21 mai son intention de lancer le programme de forage des blocs EG-18 et EG-31 au large des côtes de la Guinée Équatoriale, mais pas avant 2026-2027 et sous une condition essentielle : la finalisation de partenariats avant fin 2025. Cette information, issue de la dernière mise à jour de son profil de société d'exploration et production pétrolière axée sur l'Afrique, après changement de nom le 15 mai, souligne qu'aucun développement ne sera acté sans cette levée de fonds. « La Société entretient un dialogue actif avec les parties de l’industrie afin d’attirer des parties dans les deux blocs, avec l’aspiration de terminer l’exercice d’ici la fin du T3 2025. Si la Société réussit à attirer des partenaires pour ces blocs, (…) elle prévoit que les coentreprises nouvellement formées pourraient planifier des forages d’exploration à la fin de 2026 ou en 2027», affirme l’entreprise.
Ce programme de forage est attendu depuis plus de deux ans pour développer les réserves pétrolières et potentiellement la production du pays. La société basée à Stockholm détient, depuis février 2023, 80 % des intérêts d'exploitation de ces blocs via ses filiales Africa Oil Alpha B.V et Africa Oil Beta B.V., suite à la conclusion de deux nouveaux Contrats de Partage de Production (PSC). Le reste est détenu par GEPetrol, la compagnie pétrolière nationale de Guinée Équatoriale, qui est exemptée des coûts d'exploration mais pourra acquérir une participation supplémentaire de 15 % par bloc une fois l'exploitation lancée.
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Cependant, Meren alimente le doute quant au respect des échéances envisagées, soulignant qu'il n'y a « aucune garantie que la Société puisse obtenir des partenaires à des conditions acceptables et elle n’a pas l’intention d’entreprendre des forages d’exploration sur la base du seul risque si elle ne réussit pas dans sa campagne de ferme. » Concrètement, Meren se veut prudente et refuserait d’investir sur fond propre pour engager l’exploration des deux blocs pétroliers en Guinée Équatoriale.
Ce conditionnement d’exploration survient alors que la production nationale continue de reculer malgré les incitations du gouvernement équato-guinéen à attirer des investissements étrangers dans le secteur. Selon le récent rapport de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la Guinée Équatoriale a vu sa production baisser de 5 000 barils par jour en avril, atteignant un niveau historiquement bas de 48 000 barils par jour, bien en deçà de ses capacités et objectifs passés. Le pays, en récession économique depuis 2014, mise pourtant sur de nouvelles découvertes pour relancer sa production et rétablir sa santé financière.
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Rappelons qu’au premier trimestre 2025, Meren Inc. (anciennement Africa Oil), opérant au Nigeria, en Gambie et en Guinée Équatoriale, avec une capacité de production quotidienne de 33 400 barils, a enregistré un bénéfice net de 50,9 millions de dollars (environ 31 milliards de Fcfa), enregistrant une hausse de plus de 1 350 % par rapport aux 3,5 millions de dollars (environ 2,1 milliards de FCFA) enregistrés à la même période en 2024. Malgré ces résultats satisfaisants, la société, ancrée sur l'Afrique maintient une prudence affichée quant au développement de ses actifs pétroliers équato-guinéens, un projet pourtant annoncé depuis deux ans.
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