Le 11 août 2026, la junior britannique Oriole Resources a annoncé la révocation de ses trois licences d'exploration aurifère (Mana, Sanga et Dogon) situées dans la région de l'Adamaoua au Cameroun. Détenus via sa filiale Reservoir Minerals Cameroon SARL au sein du bloc ouest (Western CLP), ces titres miniers ont été annulés en raison d'un conflit d'usage des terres. « Suite à des problèmes d’accès précédemment signalés dans les trois licences CLP de l’Ouest, ces licences ont été révoquées et il est peu probable qu’elles soient restituées au cadastre minier en raison d’intérêts concurrents provenant des concessions de chasse de la région », indique la compagnie minière dans sa déclaration publiée sur l'Alternative Investment Market (AIM) de la Bourse de Londres.
Cette perte de droits miniers résulte d'une impasse foncière documentée depuis 2022 par l'opérateur. Obtenus en février 2021, ces périmètres n'ont fait l'objet d'aucun programme de prospection en raison de l'impossibilité d'y accéder physiquement. Face au blocage imposé par les activités cynégétiques superposées à ses titres miniers, la société avait sollicité et obtenu de l'administration camerounaise en 2023 la suspension temporaire de ces trois licences. L'objectif de cette manœuvre légale était de geler ses obligations statutaires, le Code minier imposant des dépenses d'exploration de 600 000 FCFA par kilomètre carré et par an (environ 400 000 livres sterling annuelles pour l'ensemble du portefeuille), ainsi que les engagements fiscaux qui y sont rattachés.
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Sur le plan financier, cette amputation du portefeuille foncier n'affecte pas la trésorerie de l'entreprise. L'opérateur précise avoir « engagé un financement minimal pour ces licences avant leur suspension volontaire en 2023 », concluant dans son communiqué qu' « il n’y aura donc aucun impact significatif sur les opérations ou les états financiers de la société. » La compagnie concentre désormais ses ressources sur le reste de son portefeuille central (CLP), un ensemble contigu couvrant à l'origine 3 900 km². La société a d'ailleurs entamé les démarches pour le renouvellement de ces licences restantes, dont la période de validité de deux ans est arrivée à échéance en juin 2026.
En perspective, cet abandon marque une redéfinition du périmètre d'exploration ciblé en 2019 sur la faille géologique du couloir de cisaillement régional de Tcholliré-Banyo (TBSZ). L'entreprise maintient ses opérations sur ses cinq licences orientales (Tenekou, Niambaram, Pokor, Ndom et Mbe), détenues à 90 % via Oriole Cameroon SARL. Les efforts d'investissements sont aujourd'hui redirigés vers le projet phare de Mbe, pour lequel le partenaire BCM International a finalisé en février 2026 l'acquisition d'une participation de 50 % et celui de Bibemi en attente des permis d'exploitation.
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