La compagnie canadienne Meren Energy Inc. indique une incertitude quant au passage à la phase opérationnelle de ses blocs pétroliers et gaziers offshores EG-18 et EG-31, au large de la Guinée équatoriale. Dans son rapport d’activités du premier trimestre publié le mercredi 12 août 2026, l'entreprise cotée à Toronto, Stockholm et sur le marché OTCQX d’Afrique du Sud, fait état de discussions toujours en cours. « La société continue de faire avancer les discussions sur le farm down (cession de parts partielles, ndlr) concernant les deux blocs, soutenue par un fort intérêt de l’industrie», précise le document.
Ce maintien au stade pré-opérationnel s'explique, selon la société, par la recherche prolongée de partenaires techniques et financiers, ainsi que par des discussions inachevées avec les autorités de Malabo. Le rapport souligne que « bien qu’il n’y ait aucune garantie d’obtenir des partenaires à des conditions acceptables, la société reste encouragée par le niveau d’intérêt de l’industrie ».
Ce calendrier de développement est rallongé de plus d'un an et révèle que ces discussions, qui devaient s'achever, au plus tard, à la fin de l'année 2025, se poursuivent toujours, avec une incidence directe sur les prévisions opérationnelles de l'entreprise. En effet, en mai 2025, alors que la société accusait déjà deux ans de retard sur le développement de ces actifs, Meren a conditionné le lancement des travaux de forage, initialement prévus entre 2026 et 2027, à la signature de partenariats.
Par ailleurs, les pourparlers avec le ministère des Hydrocarbures et la compagnie nationale GEPetrol pour définir le cadre commercial nécessaire à la monétisation des réserves de gaz naturel du bloc EG-31 ne sont pas toujours conclus. « La société continue de collaborer avec le ministère des Hydrocarbures, des Mines et de l’Électricité, GEPetrol et les parties prenantes intermédiaires afin de faire avancer les négociations sur les termes réglementaires et le cadre commercial nécessaires pour soutenir la monétisation future des ressources en gaz naturel sur le bloc EG-31. », martèle le document.
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En conséquence, aucun investissement de forage n'a encore été engagé sur ces sites, prolongeant l'inactivité de ces actifs pétroliers. Cette situation diffère des résultats obtenus par la compagnie au Nigeria, où ses participations non opérées génèrent des flux de trésorerie ayant permis l'annonce d'une troisième distribution de dividendes de 25,1 millions de dollars cette année. Pour la partie équato-guinéenne, cette absence d'avancée retarde également les options de GEPetrol. La compagnie nationale détient la possibilité d'acquérir une participation supplémentaire de 15 % par bloc une fois la phase d'exploitation effectivement lancée.
Présente sur ces permis dont les ressources ne sont pas encore certifiées, depuis la signature de Contrats de Partage de Production (PSC) en février 2023, Meren détient 80 % des intérêts d'exploitation via ses filiales Africa Oil Alpha B.V et Africa Oil Beta B.V. L'absence d'un calendrier de forage actualisé s'inscrit dans un contexte macroéconomique restrictif pour la Guinée équatoriale. L'économie du pays, dépendante à plus de 70 % des revenus pétroliers, traverse une récession liée à la contraction continue de sa production d'hydrocarbures, évaluée à moins de 70 000 barils par jour selon les données de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
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