La Banque africaine de développement a approuvé, le 26 septembre dernier, un prêt de 73,27 millions d’euros (environ 48 milliards FCFA selon la valeur actuelle du change) à la République de Guinée équatoriale pour l’exécution de la phase 1 du Projet de renforcement du capital humain en appui à l'inclusion économique et sociale (PARCH 1). « Le projet PARCH 1 permettra de structurer durablement la collaboration entre les secteurs public et privé pour la formation professionnelle et l’entrepreneuriat des jeunes, en répondant aux besoins en compétences des filières économiques clés, telles que l’agriculture, la pêche, le tourisme, le BTP ou encore le numérique », a indiqué Alfred-Régis Ouedraogo, chargé du projet et spécialiste en développement social à la Banque africaine de développement.
Selon le communiqué de l’institution financière, le PARCH 1 vise à améliorer la qualité et l’offre de formation, accroître l’accès à l’emploi des jeunes équato-guinéens afin de relever davantage la contribution du secteur privé à la croissance économique du pays. Ce programme quinquennal (2025-2030) cible trois objectifs : amélioration de l’offre et de la qualité de formation professionnelle en accord avec les chaines de valeur à fort potentiel ; promotion de l’emploi des jeunes et des femmes en renforçant l’écosystème entrepreneurial et l’inclusion ; et la gestion durable de projets et le développement des partenariats. Pour ce faire, il est prévu la création de deux instituts polytechniques provinciaux axés sur des secteurs clés (agriculture, pêche, travaux publics, tourisme et numérique) et développés en collaboration avec des acteurs du secteur privé.
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Ces établissements seront construits dans les régions insulaire (Bioko Sur) et continentale (Welé Nzas) où le chômage, le sous-emploi et l'emploi informel constituent des défis majeurs. En effet, selon la BAD, le taux de chômage des jeunes en Guinée équatoriale a atteint 23,5 % à fin 2024, principalement en raison de l’inadéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail. De son côté, l’Institut national de la statistique (INEGE, 2024) renseigne que 16,5% des jeunes sont sans emploi, sans formation ou déscolarisé. Cette souche de la population est constituée à 78% de femmes. Une condition que les deux parties ambitionnent de résorber à travers le PARCH 1 qui, à terme, devrait permettre de former et insérer 1 935 jeunes et femmes dans le marché du travail. « La mise en œuvre réussie du PARCH 1 permettra d’aboutir à la création de 4 500 emplois pour les jeunes et les femmes, au lancement de 500 entreprises, majoritairement gérées par des jeunes et des femmes », a rajouté Alfred-Régis Ouedraogo.
A noter que ce projet contribue à la stratégie gouvernementale de diversification de l’économie, jusqu’alors dépendante à 78 % du pétrole et s’ajoute ainsi aux six opérations de la BAD en Guinée équatoriale. Le portefeuille des investissements de la banque totalise 85 millions d’euros, environ 55,7 milliards FCFA, au 30 aout 2025, principalement destinés à l’agriculture et la pêche (65%) et à la gouvernance (34%).










