Henri-Claude Oyima a été nommé ce 5 mai 2025, ministre d’État, ministre de l'Économie et des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère par le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema. L’homme d'affaires hérite d’un portefeuille qui était jusqu'ici réparti entre deux ministères, à savoir le ministère des Comptes Publics et de la dette tenu par Charles Mba et le ministère de l'Économie et des Participations, dirigé par Mark-Alexandre Doumba. Le premier a passé 20 mois, alors que le second n’a passé que mois sur le fauteuil ministériel.
Âgé de 68 ans, Henri-Claude Oyima est le président Directeur général de BGFI Holding Corporation SA, la maison mère du groupe bancaire panafricain BGFIBank. Il est par ailleurs président de la Fédération des Entreprises du Gabon et président du conseil d’administration de la Bourse des Valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC) basé à Douala au Cameroun. Ce briscard est doté d'une expertise approfondie des mécanismes financiers internationaux et une connaissance aiguë des enjeux économiques du Gabon. Il prend les commandes d'un ministère stratégique au moment où le Gabon en quête de crédibilité et de relance, avec un taux d’endettement qui dépasse le seuil de 70% et où la question de la vie chère se pose avec acuité. Son expérience est considérée comme un atout majeur pour piloter les réformes économiques envisagées par le nouvel exécutif.
Titulaire d'un Bachelor en sciences d’administration et un master en banque à l'Université de Washington, Henri-Claude Oyima semble donc avoir toutes les armes nécessaires pour affronter les défis qui se posent. Il commence sa carrière à Citibank de New York en 1982. En 1983, il entre à la banque Paribas Gabon où il est nommé directeur général adjoint. En juin 1985, il est nommé directeur général puis, en mai 1986, administrateur-directeur général. Il a également par le passé, présidé l’Association professionnelle des établissements de crédit du Gabon (APEC-Gabon), le Club des dirigeants des banques et établissements de crédit d’Afrique, et le conseil d’administration du groupe d’assurances Ogar.
Sa nomination au sein du gouvernement est saluée par de nombreux observateurs comme un signal fort en faveur d'une gouvernance économique renforcée et d'une volonté de relancer l'investissement dans le pays.








