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Huile raffinée : des nouveaux investissements pour la Sodecoton

La société de Développement du Coton (Sodecoton) entend emprunter plus de 06 milliards de Fcfa pour satisfaire la demande.

Moderniser son huilerie de Garoua, améliorer le conditionnement du produit, et créer une autre huilerie à Ngaoundéré dans un proche avenir, sont entre autres les investissements envisagés par la Société de Développement du Coton (Sodecoton), apprend-on dans une annonce parvenue à EcoMatin. L’huile raffinée de marque « Diamaor » ne s’est jamais aussi bien portée, au point que la demande du marché camerounais aujourd’hui, dépasse largement l’offre. En effet, l’on apprend de sources officielles qu’« au mois de février 2019, des commandes de produits déjà payées de l’ordre de 100 000 cartons restent à être livrés. La vente de l’huile raffinée  de marque « Diamaor» connait indéniablement une embellie notoire, la démocratisation de l’agrément ayant tordu le coup au monopôle d’antan ».


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C’est pour soutenir cette demande en augmentation que la société a entrepris de contracter un prêt de 6 milliards de Fcfa auprès de la Banque Arabe pour le développement Economique de l’Afrique (Badea). D’après le document qui relaie l’information, ce prêt « en cours de mise en vigueur » sera destiné à moderniser son huilerie de Garoua pour « en doubler les capacités ».

Cela a été le cas avec celle de Maroua qui a fait passer les capacités de trituration de 70 000 tonnes de graines de coton en 2016, à 110 000 tonnes en 2019. Au terme de cette intervention au sein de l’usine de Garoua, l’entreprise indique que les capacités de trituration des deux huileries seront portées à 210 000 tonnes de graines de coton, et les capacités de production d’huile de 1 130 000 cartons en 2019 à 2 150 000 cartons dès la fin des travaux.

Par ailleurs, la Sodecoton envisage dans un proche avenir, la construction d’une nouvelle huilerie à Ngaoundéré pour être en mesure de répondre aux besoins toujours croissants d’amélioration des capacités de trituration et à satisfaire au moindre coût le marché de la partie méridionale du Cameroun.


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Cette future amélioration conséquente de la capacité industrielle est une bonne nouvelle pour la production de coton-graine qui « va culminer à 400 000 tonnes d’ici 2022 », selon les chiffres officiels. Rappelons que dans une interview accordée au capitaux public, Cameroon tribune, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe affirmait qu’il y aurait cette année, sur les 320 000 tonnes de coton produites au cours de la campagne 2018-2019, « près de 30 à 40 000 tonnes qui risquent ne pas être triturées », si les capacités d’égrainage du coton-graine restent faibles.

La Rédaction EcoMatin

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