En Guinée équatoriale, l’entreprise Golden Swan, filiale locale du groupe indien Shree Hari, s’est associée à l’État pour développer une usine de production de fer à partir des déchets métalliques. Le ministère équato-guinéen des Hydrocarbures et du Développement minier (MHDM) a officialisé cette information dans un communiqué publié vendredi 9 mai, annonçant la signature d’un accord de collaboration. Paraphé le 7 mai au siège du ministère, cet accord marque une étape dans la stratégie nationale de valorisation des ressources et de diversification économique du pays. Selon les termes du communiqué, « avec la signature de cet accord, le projet de production de fer à partir des déchets métalliques en Guinée Équatoriale sera lancé prochainement. »
Bien que les détails sur les investissements et les capacités de production n’aient pas été dévoilés, cette initiative gouvernementale s'appuie, selon le communiqué, sur une récente loi (adoptée le 6 mai 2025) interdisant l'exportation des déchets solides. L'objectif principal est de transformer ces déchets en une ressource industrielle précieuse, stimulant ainsi l'économie locale et créant des emplois. Le ministère d'hydrocarbures s'est engagé à fournir le soutien institutionnel nécessaire pour faciliter l'installation et le démarrage de cette usine de production de fer, tandis que l'entreprise indienne Golden Swan, sera responsable de la construction et de l'équipement des infrastructures industrielles.
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Golden Swan recycle déjà, depuis quelques années, entre 700 et 800 tonnes de déchets par an en Guinée Équatoriale, selon un rapport de 2022. Au regard du volume sans cesse grandissant, elle s'engage désormais, avec cette solution industrielle, vers une valorisation à plus grande échelle, jugée bénéfique pour une économie en récession. La création d'une nouvelle filière industrielle et les emplois générés sont cruciaux pour atténuer les effets de la récession. Dans ce contexte économique national fragile, marqué par une baisse significative des revenus pétroliers due au vieillissement des champs, ce projet représente une valeur ajoutée considérable. Il offre une voie concrète de diversification économique, réduisant la dépendance au secteur pétrolier.
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De plus, la valorisation des déchets métalliques sur place pourrait réduire la dépendance aux importations de fer et stimuler le développement d'industries en aval, tout en signalant aux investisseurs la capacité du pays à innover et à explorer de nouveaux secteurs de croissance. Ce projet devrait contribuer à la promotion de l'économie circulaire et à la réduction de l'impact environnemental lié à l'accumulation de déchets métalliques.
Rappelons que cette collaboration avec une entreprise indienne s'inscrit dans un contexte de coopération économique croissante entre l'Afrique centrale et l'Asie, où les transferts de technologies et les investissements jouent un rôle de plus en plus important dans le développement industriel de la zone CEMAC.



