La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) a retenu le cabinet Finactu International DMCC pour réaliser l'audit actuariel de sa Caisse de retraite (CRBC) sur la période 2025-2027, selon un avis d'attribution consulté par EcoMatin. Basé à Dubaï et membre du groupe Finactu, spécialisé dans le conseil aux institutions financières des pays émergents, le cabinet exécutera la mission pour un montant annuel de 19,94 millions FCFA hors taxes, soit près de 60 millions FCFA sur trois ans.
CEMAC : pourquoi les bénéfices de la BEAC ont chuté de 54 milliards FCFA en 2025
L'offre de Finactu a été jugée techniquement conforme et la moins-disante parmi les propositions retenues. Son concurrent RSM France, également déclaré conforme, avait présenté une offre de 150 millions FCFA par an, soit plus de sept fois supérieure. Un troisième candidat, Contacturer Capital, a été écarté pour non-conformité technique. La procédure a également été marquée par le rejet de la candidature d'ARM Consultants. Selon les documents de la commission des marchés de la BEAC, l'offre a été déclarée irrecevable en raison de « comportements indélicats et propos discourtois » attribués au représentant du cabinet, conformément aux dispositions du code des marchés de l'institution.
L'audit portera sur les ressources de la CRBC, une structure autonome chargée de gérer les droits à pension du personnel de la BEAC. Les ressources du régime sont confiées sous mandat à des gestionnaires spécialisés. La caisse comptait plus de 6 462 adhérents, actifs, retraités et ayants droit à fin 2024. Elle gérait plus de 260 milliards FCFA d'actifs et disposait de plus de 223 milliards FCFA de provisions mathématiques. Les cotisations encaissées ont dépassé 10 milliards FCFA en 2024, tandis que les prestations servies ont franchi le seuil de 7 milliards FCFA.
Les actifs de la CRBC sont confiés à des gestionnaires de portefeuille sélectionnés par la Banque centrale. Depuis 2020, Harvest Asset Management assure la gestion des placements en zone CEMAC tandis qu'Enko Capital intervient sur les marchés financiers ouest-africains, en complément des investissements réalisés sur les marchés européens.







