La République centrafricaine (RCA) a officiellement adhéré à l’Africa Finance Corporation (AFC), devenant ainsi son 46e État membre, a annoncé lundi la société panafricaine spécialisée dans le financement des infrastructures. Cette adhésion ouvre la voie à une coopération accrue entre Bangui et l’institution panafricaine, qui se présente comme le principal catalyseur d’investissements dans les secteurs de l’énergie, des transports et des ressources naturelles sur le continent.
« L’adhésion à l’Africa Finance Corporation marque un nouveau chapitre dans le parcours de la République centrafricaine vers le développement », a déclaré Hervé Ndoba, ministre centrafricain des Finances et du Budget. « L’expertise de la Corporation dans les secteurs minier et des énergies renouvelables répond exactement aux besoins du pays, et nous sommes fiers de nous associer à sa vision commune de croissance industrielle et d’infrastructures. »
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Riche en ressources naturelles (diamants, or, bois) mais freinée par un déficit d’infrastructures, la Centrafrique espère que cette coopération lui permettra de valoriser ses richesses naturelles tout en stimulant la croissance inclusive et l’industrialisation. Selon le communiqué de l’AFC, l’adhésion offrira à la RCA un accès à des solutions de financement innovantes, à un réseau mondial de partenaires et à une expertise sectorielle reconnue dans la structuration de projets complexes.
Créée en 2007 et basée à Lagos (Nigeria), l’Africa Finance Corporation a investi plus de 15 milliards de dollars dans 36 pays africains, couvrant des projets dans les secteurs de l’énergie, des transports, des ressources naturelles, des télécommunications et de l’industrie lourde.
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Avec la RCA, l’institution renforce son ancrage en Afrique centrale, où elle finance déjà des projets structurants au Congo, au Tchad et au Cameroun. L’adhésion de Bangui intervient dans un contexte où le gouvernement centrafricain cherche à diversifier ses sources de financement pour soutenir sa reconstruction économique et développer des infrastructures critiques, notamment dans l’énergie et les mines. Pour l’AFC, cette expansion illustre son rôle croissant de partenaire de confiance des États africains dans la mobilisation de capitaux pour un développement durable.
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