En plus du processus de restructuration des entreprises publiques et des organismes autonomes, en cours au ministère des Finances, la Guinée équatoriale envisage de confier la gestion de certaines de ces entités au privé. Lors du septième Conseil d'administration ordinaire de l'exercice budgétaire 2026, présidé le 29 juillet dernier par le ministre des Finances, du Budget et de la Planification nationale, Iván Bacale Ebe Molina, « la possibilité de privatiser les actifs non stratégiques ou non rentables » a été évoquée.
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Selon le département ministériel, ces réformes visent à améliorer l'efficacité opérationnelle, à renforcer la gouvernance d'entreprise et à garantir la viabilité financière des entités publiques. Cette éventualité intervient dans un contexte où ces mêmes entités font l'objet de nombreuses critiques. En mars dernier, le gouvernement équato-guinéen a engagé 700 millions de FCFA pour un audit de 27 sociétés à participation de l'État, dans l'optique de « disposer d'informations sur la comptabilité et les finances des entités nationales, leur gestion et leurs plans d'affaires respectifs afin de les aider à améliorer leur fonctionnement ; pour qu'elles cessent d'être une dépense et soient plus productives pour le pays ».
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Dès janvier 2025, le Comité directeur pour la restructuration des organismes autonomes signalait que le gestionnaire public des télécommunications Getesa, malgré un capital social de plus de 600 millions de FCFA, était incapable de présenter les justificatifs bancaires correspondants, ni sa licence ministérielle d'exploitation. En octobre 2025, un audit avait par ailleurs épinglé le directeur général de la Segesa pour avoir triplé son salaire mensuel, le portant à 9 millions de FCFA, sans l'aval du conseil d'administration. En outre, Gepetrol Servicios, filiale de la compagnie pétrolière nationale de Guinée équatoriale, fait l'objet d'un scandale portant sur 3,7 milliards de FCFA dus à l'État au titre d'arriérés d'impôts et de détournements de fonds, selon une enquête préliminaire menée par la Gendarmerie nationale et rendue publique le 9 juin.
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Ainsi, dans le domaine énergétique, l'audit vise notamment Gepetrol, Sonagas (gaz naturel) et la Segesa (électricité). Les télécommunications sont également visées avec Getesa, Gecotel, Ortel et Gitge, gestionnaire des infrastructures numériques du pays. Le transport aérien et les infrastructures aéroportuaires sont également concernés, avec Ceiba Intercontinental et Ceiba Aeropuertos.
Si, pour l'heure, le pays de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo n'a donné aucune information sur les potentiels repreneurs des entreprises publiques, le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement confirme que le gouvernement de Malabo a exprimé sa volonté de restructurer et/ou de privatiser certaines entités publiques par le biais de partenariats public-privé.
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