Panoro Energy, la compagnie pétrolière et gazière indépendante britannique détenant sept permis d’exploitation et de recherche pétrolière au Gabon et en Guinée Équatoriale, prévoit réduire de 66% à 35 millions d'euros (environ 23 milliards FCFA) ses dépenses d'investissement dans ces deux pays pour 2025, selon son rapport annuel publié le 24 avril. Ces investissements représentent une diminution de 68,1 millions d’euros (plus de 40 milliards FCFA) par rapport aux 103,1 millions d’euros (environ 67,5 milliards FCFA) injectés l'année précédente.
Focus sur la production
Panoro explique cette réduction par l’achèvement des phases de recherches d’hydrocarbures dans ces deux pays, qui, apprend-on, ont permis à l’entreprise d'atteindre ses objectifs de production de 13 000 barils par jour en 2024, dont 3 566 barils par jour en Guinée Équatoriale et 4 843 b/j au Gabon. Le reste provenant de la Tunisie.
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La compagnie anticipe désormais de bénéficier de l'augmentation de sa production dans un contexte d’instabilité des cours de pétrole, afin de maintenir son équilibre financier. « Pour l'avenir, nous prévoyons de bénéficier de l'augmentation substantielle de la production obtenue suite à la conclusion des campagnes de forage de développement au Gabon et en Guinée Équatoriale, ce qui permettra à Panoro de lever et de vendre un plus grand volume de pétrole plus fréquemment », a déclaré John Hamilton, PDG de Panoro dans une lettre adressée aux actionnaires. « Combiné à des dépenses d'investissement attendues significativement plus faibles, cela se traduira par une augmentation du flux de trésorerie disponible et nous donnera la possibilité de restituer une somme importante de liquidités aux actionnaires », a-t-il poursuivi.
Bilan positif des opérations en 2024
En 2024, Panoro Energy revendique la création de 10 nouveaux puits de pétrole au Gabon et en Guinée Équatoriale, avec des résultats notables. Au Gabon, sur le permis de Dussafu Marin au large du pays, la compagnie a poursuivi sa campagne de forage de développement et d'évaluation. Le puits DHIBM-7H a confirmé une extension nord du champ Hibiscus, portant le total à 4,18 millions de barils de pétrole. De plus, les puits DHBSM-1H et DHBSM-2H ont mis en production le champ Hibiscus sud début 2024, avec des débits initiaux prometteurs. Un forage d'exploration sur le flanc nord d'Hibiscus a également permis une découverte significative, ajoutant des réserves brutes estimées à 23,1 millions de barils, apprend-on.
En Guinée Équatoriale, l'activité s'est concentrée sur le Bloc G et le Bloc S. Sur le Bloc G (opéré par Trident Energy), deux nouveaux puits de remplissage (C-45 à Ceiba et OF-19 à Okume) ont été mis en production en novembre, rencontrant des zones de réservoirs de haute qualité. Sur le Bloc S, le puits d'exploration Akeng Deep (S-6) a été foré au quatrième trimestre. Bien qu'il ait rencontré des zones pétrolifères, cette découverte a permis à la société d'accroître ses réserves du pays à 4,6 millions de barils de pétrole. Par ailleurs, Panoro a acquis une participation dans le Bloc EG-23 en novembre 2024, en devenant opérateur, un bloc avec un potentiel d'exploration significatif adjacent au champ d'Alba au large du pays.
Assise financière solide
La compagnie britannique est ainsi adossée à des actifs solides qui lui confèrent une sensible relaxation sur ses investissements. Rappelons que Panoro Energy a clôturé l’année 2024 avec un chiffre d'affaires pétrolier total d'environ 154,69 milliards de FCFA (267,8 millions de dollars US), pour un prix de vente moyen du baril de pétrole de 76,57 $. Environ 65,56 milliards FCFA (113,5 millions $) ont été dégagés grâce à ses activités en Guinée Équatoriale, représentant 42,4 % du chiffre d’affaires total, et environ 89,13 milliards de FCFA (154,3 millions $) proviennent du Gabon, soit 57,6 %.
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