Les exportations de pétrole brut du Tchad ont reculé de 55,3 % en deux ans, passant de 2 419,8 milliards de FCFA en 2023 à 1 080,6 milliards de FCFA en 2025, selon les données du commerce extérieur publiées par les autorités tchadiennes. Sur la seule année 2025, les recettes pétrolières ont enregistré une baisse de près de 20 % par rapport à 2024, où elles atteignaient encore environ 1 349 milliards de FCFA. Malgré ce recul, le pétrole demeure le principal produit exporté par le pays, représentant 85 % des exportations totales estimées à 1 270,9 milliards de FCFA en 2025.
Les statistiques officielles montrent une forte contraction de la contribution des hydrocarbures dans les échanges extérieurs tchadiens après les niveaux exceptionnels atteints en 2023. Cette année-là, les huiles brutes de pétrole et les produits dérivés du pétrole représentaient à eux seuls près de 98 % des exportations du pays. En 2025, la structure des ventes extérieures reste dominée par le brut, mais avec une diversification marginale vers les produits agro-pastoraux et miniers, notamment les taureaux non reproducteurs (40,6 milliards FCFA), l’or brut non monétaire (32,3 milliards), les graines de sésame (23,4 milliards) et l’antimoine brut (13,4 milliards). Ces filières demeurent toutefois insuffisantes pour compenser la baisse des recettes pétrolières.
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D’après le document, la diminution des revenus tirés du brut accentue l’exposition du Tchad à la volatilité des marchés internationaux de l’énergie. Les dix principaux produits exportés concentrent encore près de 98 % des recettes extérieures du pays, tandis que les dix premiers partenaires commerciaux absorbent près de 99 % des exportations. En 2025, les Émirats arabes unis sont devenus le premier débouché commercial du Tchad avec 333,3 milliards de FCFA d’exportations, devant la Malaisie et l’Allemagne. La Chine, premier client du pétrole tchadien en 2024 et 2023, rétrograde à la cinquième position avec 89,2 milliards de FCFA d’achats.
Après les sommets enregistrés en 2023, portés par la hausse des cours mondiaux de l’énergie et des volumes exportés, les performances pétrolières du Tchad reviennent progressivement à des niveaux plus modérés des années 2020, marquées par la pandémie du Covid 19. Cette évolution intervient dans un contexte international marqué par la volatilité persistante des prix du brut, le ralentissement de certaines économies importatrices et les incertitudes liées à la transition énergétique.
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Pour N’Djamena, producteur d’environ 130 000 barils par jour via Perenco, CNPC ou CGIP, la faiblesse persistante des exportations hors pétrole continue de poser la question de la diversification de l’économie et de la transformation locale des ressources agricoles et minières. Le pays vise toutefois une production de plus de 250 000 barils par jour grâce au programme Tchad Connexion 2030, qui prévoit l’attribution de nouveaux permis pour accélérer les opérations d’exploration et d’investissement dans ce secteur, poumon de l’économie nationale.

