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Le riche empire que laisse le milliardaire Jean Samuel Noutchogouin

Avec une richesse estimée a 150 milliards, il était considéré comme l’une des plus grandes fortunes du Cameroun

Jean Samuel Noutchogouin s’est éteint le 11 janvier dernier à l’âge de 85 ans à Paris à l’hôpital américain de Neuilly où il avait été admis trois jours plutôt. Classé par le magazine Forbes en 2015 au 5e rang des plus grandes fortunes du Cameroun, avec des actifs évalués à 315 millions de dollars, le richissime homme d’affaires laisse derrière lui un gigantesque empire industriel couvrant plusieurs domaines, allant du plastique (Icrafon) à la banque, sans oublier la distribution, l’assurance et l’immobilier.

Moins brouillant dans l’espace public Camerounais, la grande vision des affaires dont lui reconnaissent ses proches collaborateurs le guide vers l’industrie de l’élevage où il a bâti l’essentiel de sa réputation. Le magnat fonde alors Agrocam (production de poussins d’un jour), Belgocam (importation et commercialisation des intrants) et la SPC (alimentation du bétail, qui couvre de l’Afrique centrale jusqu’au Soudan). Jean Samuel Noutchogouin a schématisé l’influence qu’il exerçait sur ses compatriotes dans « A la mesure de mes pas », son autobiographie parue en 2015, en ces termes : « Du lever du jour au coucher du soleil, chaque Camerounais utilise un produit ou un service se rapportant à Jean Samuel Noutchogouin. En mangeant un œuf au petit déjeuner et en poursuivant à midi avec du poulet ou du porc, vous consommerez directement ou indirectement des produits de la Société des Provenderies du Cameroun (SPC). S’il n’utilise pas un rasoir Bic, il travaillera sans doute avec un stylo à bille de la même marque. En outre, il conduira certainement un véhicule de marque Toyota, Peugeot, Suzuki, etc. sorti d’un magasin de CFAO ».

l’aventure « rocambolesque » de Jean Samuel Noutchogouin le conduit progressivement de son village à la ville voisine de Bafoussam où il se lance notamment dans le commerce de la ferraille

Jean Samuel Noutchogouin fait partie de cette cuvée d’hommes d’affaires qui ont mis la main à la pâte pour développer le fleuron de l’industrie locale, à l’instar de Joseph Kadji Defosso décédé le 23 août 2018, Fadil Abdoulaye Hassoumi, ou même Victor Fotso. Originaire de Bandjoun en pays bamiléké, l’aventure « rocambolesque » de Jean Samuel Noutchogouin le conduit progressivement de son village à la ville voisine de Bafoussam où il se lance notamment dans le commerce de la ferraille, ensuite à Nkongsamba, la ville cosmopolite de la région du Littoral, puis au Nord Cameroun, tout comme en Europe. « Si j’aime à revisiter mon passé, c’est que j’ai la nette impression d’avoir été comme sur un escalier que je gravissais pas à pas, step by step, à la mesure de mes pas, sans avoir jamais fait de véritables faux pas, sans jamais avoir cédé à la précipitation », raconte-t-il dans son ouvrage.

 

La Rédaction EcoMatin

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