Au Congo, le gouvernement a attribué à la société Plamex-Ressources, appartenant à l'homme d'affaires Paul Obambi, une autorisation de prospection pour la cassitérite. Ce minéral, composé de dioxyde d'étain, constitue la principale matière première de l'étain, un métal utilisé dans l'industrie électronique pour les soudures de circuits imprimés ainsi que dans l'emballage alimentaire. Cette décision, officialisée par un arrêté du 18 avril 2026 signé par le ministre d'État en charge des Industries minières et de la Géologie, Pierre Oba, et publiée au Journal officiel du 4 juin 2026, fait suite à une demande introduite par Paul Obambi fin 2025.
Ce titre minier autorise l'entreprise à mener des travaux de recherche sur la zone de Mafoumbi, située dans le département du Kouilou, dans le sud-ouest du pays. Cette région, qui abrite déjà les projets de potasse portés par des opérateurs comme Kore Potash et Luyuan Mines, couvre une superficie de 253 kilomètres carrés. L'autorisation est accordée pour une durée d'un an, renouvelable. Pour Brazzaville, l'intérêt croissant pour ce minerai s'inscrit dans un contexte mondial où les cours des métaux industriels demeurent soutenus par les tensions sur les chaînes d'approvisionnement liées aux crises géopolitiques.
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Pour Paul Obambi, cette concession marque une nouvelle étape dans la diversification de son portefeuille d'activités. Ingénieur formé à l'École polytechnique de l'Université de Montréal, il évolue depuis plusieurs années dans le secteur extractif, notamment en qualité de directeur général de Sapro Mayoko, entreprise productrice et exportatrice de minerai de fer. Ses activités s'étendent également à la structuration de projets miniers, au développement de chaînes logistiques, au secteur énergétique à travers Energaz, ainsi qu'à la gestion d'infrastructures portuaires.
Sur le plan national, l'octroi de ce permis intervient dans un contexte de repli de la production extractive congolaise. Selon le rapport de conjoncture du premier trimestre 2026 publié par le gouvernement, la production des industries métallurgiques a chuté de 55,9 % par rapport à la même période de 2025. Les autorités attribuent cette contre-performance à un contentieux entre actionnaires chinois et américains ayant paralysé les activités de l'entreprise exploitante, auquel s'ajoutent l'épuisement des réserves de cuivre et la baisse de la teneur en métal des gisements.
Face à cette contraction, qui pèse sur les recettes d'exportation du pays, le gouvernement cherche à accélérer la diversification de son industrie minière en s'appuyant davantage sur de nouveaux projets et sur des opérateurs nationaux.
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