Dans une récente interview accordée au média spécialisé Upstream, Julien Balkany, président exécutif de Panoro Energy, a annoncé l’intensification des investissements offshore en Guinée équatoriale afin de porter la production du groupe à 20 000 barils par jour d’ici 2027. Le 25 février 2026, la société a conclu un accord pour racheter à Kosmos Energy une participation supplémentaire de 40,375 % dans le Block G, qui abrite les champs producteurs de Ceiba et Okume, pour un montant initial de 180 millions de dollars, assorti de paiements différés pouvant atteindre 39,5 millions de dollars. À l’issue de l’opération, la participation de Panoro dans le bloc passera d’environ 14,5 % à près de 55 %.
Selon les explications du dirigeant, les discussions avec Kosmos ont débuté fin 2025 et visent à accroître l’exposition du groupe à des actifs en production. L’acquisition doit être finalisée à la mi-2026 et permettra de plus que doubler les réserves 2P, d’augmenter la production de 80 % et d’atteindre un objectif intermédiaire de 15 000 à 17 000 b/j dès 2026 sur une base pro forma. Le financement repose sur une émission obligataire additionnelle de 150 millions de dollars, réalisée le 25 février dans le cadre d’un emprunt senior garanti arrivant à échéance en 2029, portant l’encours total à 300 millions de dollars.
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En parallèle, Panoro prévoit le forage de quatre nouveaux puits en 2026 sur le permis Dussafu Marin au Gabon afin de soutenir la production.
Cette opération modifie l’échelle du groupe. En 2025, la production moyenne s’est établie à 10 263 b/j, pour un chiffre d’affaires de 216,8 millions de dollars. L’intégration du Block G devrait ainsi accroître les volumes levés, renforcer les flux de trésorerie et soutenir la politique de distribution aux actionnaires.
Panoro est présente au Gabon, en Guinée équatoriale et en Tunisie. Le Block G en Guinée Equatoriale contient des ressources probables estimées à 2,4 milliards de barils avec un taux de récupération d’environ 21 %. La société prévoit des interventions techniques et des forages de développement afin d’améliorer ce taux et d’atteindre le seuil de 20 000 b/j à l’horizon 2027.
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