[PUBLIREDACTIONNEL] Comment financer une entreprise dont la principale richesse ne se trouve ni dans ses bâtiments, ni dans ses machines, mais dans ses idées, ses données, ses logiciels ou encore les compétences de ses équipes ? La question est au centre des discussions du Forum économique de PROMOTE (FOREP 2026), dont la deuxième édition qui s’ouvre ce jour au Palais des congrès de Yaoundé pour s’achever demain, entend explorer les ressorts de la création de richesse dans une Afrique de plus en plus portée par l’innovation et l’économie du savoir. Après une première édition consacrée aux grands défis de la transformation économique du continent, en 2024, le FOREP revient avec une thématique résolument tournée vers l’avenir. Les organisateurs ouvrent, en effet, un vaste débat sur les mécanismes permettant aux économies africaines de mieux valoriser le capital humain, les connaissances et les innovations afin d’accélérer leur développement. Dans ce cadre, Afriland First Bank, partenaire majeur de l’événement, organise un panel spécial autour des enjeux du financement des PME dans l’économie de la connaissance.
Il réunit économistes, universitaires, dirigeants d’entreprises, représentants du secteur privé et responsables du secteur bancaire. L’initiative intervient dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, la transformation numérique des entreprises et la montée en puissance des actifs immatériels dans la création de valeur. Pour les organisateurs, la compétitivité des économies ne dépend plus exclusivement de leurs ressources naturelles ou de leurs infrastructures physiques. « La compétitivité des nations ne dépend plus uniquement de leurs ressources naturelles ou de leurs infrastructures physiques, mais de leur capacité à produire, valoriser et financer les connaissances », soulignent les promoteurs de la rencontre. Une évolution qui interpelle directement les institutions financières, d’autant que les mécanismes traditionnels de financement ont longtemps reposé sur des garanties matérielles facilement identifiables. Notamment les terrains, les bâtiments, les équipements ou stocks. Désormais, les entreprises les plus dynamiques de l’économie numérique construisent plutôt leur croissance sur des actifs beaucoup plus difficiles à évaluer selon les critères bancaires classiques, autour des Savoir-faire, brevets, logiciels, bases de données, algorithmes, plateformes numériques, réputation ou capital humain constituent aujourd’hui des leviers majeurs de compétitivité. Dès lors, la question du financement des PME innovantes devient un enjeu stratégique pour les économies africaines. « Comment adapter les outils financiers aux nouveaux modèles de création de valeur ? », sera l’une des interrogations centrales du panel porté par Afriland First Bank. L’établissement bancaire, première banque à capitaux privés d’Afrique centrale, entend mettre à profit son expérience dans l’accompagnement des PME et des porteurs de projets pour nourrir la réflexion. Au-delà du financement classique, les échanges porteront sur « la capacité des institutions financières à comprendre les modèles économiques fondés sur l’innovation, à évaluer les risques liés aux actifs immatériels et à accompagner les entreprises dont la croissance repose avant tout sur l’intelligence, la créativité et la technologie ».
L’une des particularités de cette rencontre réside dans la diversité des profils réunis autour de la même table. Les organisateurs ont choisi de rassembler l’ensemble des acteurs de la chaîne de création de valeur de l’économie de la connaissance. Le panel sera modéré par Jacques Jonathan Nyemb et introduit par Désiré Avom, professeur agrégé d’économie . Parmi les intervenants annoncés figurent, notamment, l’économiste Maurice Simo Djom, chargé de présenter les fondements de l’économie de la connaissance et ses implications pour l’Afrique, ainsi que Bertin Tchoffo, directeur général de PAFIC Sarl, qui partagera son expérience de l’intégration de l’innovation dans les processus industriels. Le secteur de la distribution est représenté par Philippe Tagne Tagne, directeur général de DOVV, tandis que le volet technologique sera porté par le Dr Nkwenty Azong-Wara, directeur général de Maviance, entreprise reconnue pour ses solutions numériques et ses systèmes de paiement.
La voix du secteur privé sera également présente à travers Christophe Eken, président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat, alors que la dimension financière sera développée par Hervé Ayissi, directeur général adjoint d’Afriland First Bank. Pour les organisateurs, l’ambition dépasse largement le cadre académique. Le FOREP 2026 veut devenir un espace de dialogue capable de faire émerger des propositions concrètes en matière de financement de l’innovation. Les débats vont, notamment, aborder la valorisation des actifs immatériels, le financement du capital humain, le développement du capital-risque, les mécanismes de garantie ou encore le rôle des banques dans l’accompagnement de la transformation numérique.









