Politiques Publiques

Réaménagement du gouvernement: le président fait le choix de la stabilité économique

Après le jeu de chaises musical orchestré entre le ministre de l’Economie et celui des Finances lors du précédent réaménagement gouvernemental, Paul Biya n’a opéré aucun changement, le 4 janvier dernier, dans les secteurs clé de l’économie.

La structure du gouvernement du 4 janvier dernier ne diffère pas du précédent, dans l’essentiel, en ce qui concerne les postes ministériels en charge de l’économie. Le président de la République a donc opté pour la continuité dans ces domaines névralgiques, en l’occurrence les ministères de l’Economie, des Finances, et des Travaux publics.

C’est peut-être pour rester dans la même lancée que le président de la République a choisi de conserver les mêmes hommes pour pouvoir implémenter ce programme dont la fin prévue en 2019 commence à préoccuper les autorités

Une stratégie que d’aucuns expliquent par les grandes orientations économiques inchangées pour les prochaines années. C’est le cas des rapports du Cameroun avec le FMI marqués ces derniers temps par la facilité élargie de crédit (FEC). Suite à la troisième revue de l’accord le 13 novembre 2018, le Cameroun avait alors bénéficié d’un nouveau décaissement de 46 milliards FCFA, un montant cumulé de 85 milliards pour 2018 et 245 milliards depuis le début du programme économique en juin 2017. Synonyme du satisfécit de l’institution de Brettonwood. « Les autorités sont en train de prendre des mesures vigoureuses pour atteindre les objectifs quantitatifs fixés dans le programme pour fin décembre 2018 en accroissant les recettes, en établissant de nouvelles priorités pour les investissement financés sur ressources intérieures et en maîtrisant les dépenses courantes », avait souligné le FMI dans son communiqué.

C’est peut-être pour rester dans la même lancée que le président de la République a choisi de conserver les mêmes hommes pour pouvoir implémenter ce programme dont la fin prévue en 2019 commence à préoccuper les autorités. Il faudra trouver une thérapie pour sortir le gouvernement du cycle infernal de la dette avec le FMI et donc proposer un financement innovant pour pallier le programme économique du FMI. Il est donc peut-être plus rassurant de poursuivre avec ceux qui ont une meilleure connaissance du dossier.

Il faut noter par ailleurs des projets infra-structurels tels que le barrage de Nachtigal qui constitue un important projet dont le Cameroun a obtenu le financement en fin 2019, les projets routiers tels que Mora-Dabanga-Kousseri et autoroutiers comme Yaoundé-Douala dont la réalisation tient à cœur aux autorités. A ceux-ci, il faut ajouter les chantiers de la CAN qui font partie des priorités du budget d’investissement public en cours. Le réaménagement du 4 janvier intervient oins d’un an du précédent opéré le 2 mars 2018. Un exercice qui a permis une passe d’armes entre les deux patrons ministériels à la tête des principaux départements ministériels voués à l’économie. Louis Paul Motaze alors ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire héritait alors du ministère des Finances cédé par Alamine Ousmane Mey, qui lui-même passe à la tête du ministère de l’Economie. Ce que d’aucuns interprétaient déjà comme une stabilité.

 

La Rédaction EcoMatin

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