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Recouvrement des créances : 3,6 milliards en 2021 pour la SRC pour plus de réquisition et investigation

La Société de Recouvrement des Créances du Cameroun (SRC) dispose d’une enveloppe de 3,6 milliards de Fcfa pour l’exercice 2021. Objectif : accroitre et accélérer le recouvrement des créances de l’Etat et de toutes les entités publiques.

Equilibré en ressources et en dépenses à 3,6 milliards de FCFA, le budget 2021 de la société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC) a été adopté le 15 décembre 2020. Les travaux présidés par le président du conseil d’administration Robert Bapooh Lipot ont permis d’approuver le rapport d’activités de la SRC arrêté au terme du troisième trimestre 2020. Ce budget inaugure la nouvelle ère de la SRC.  

En effet, la SRC a vu ses missions être élargies grâce au décret du 09 janvier 2020. « La SRC, à l’origine, a été créée pour la liquidation de la Société camerounaise des banques », rappelle le directeur général Marie-Rose Messi. Avec le temps et l’expérience, l’Etat s’est rendu compte que la SRC pouvait être l’instrument à son service dans la restructuration du système bancaire camerounais. « Nous avons, au fil des ans, commencé à recevoir d’autres portefeuilles de banques en liquidation et de banques en restructuration », explique le DG dans une interview à Cameroon Tribune.  

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Le nouveau décret confère à la SRC des missions élargies au recouvrement des créances de toutes les administrations publiques, de toutes les entreprises publiques, de tous les établissements publics et de manière générale, des créances de l’Etat et de toutes ses excroissances. « L’autre particularité de ces nouvelles missions est que la SRC sera compétente pour recouvrer les créances issues des condamnations pécuniaires en faveur de l’Etat par le TCS et d’autres juridictions», ajoute Marie-Rose Messi.  

Réquisition et investigation  

Le nouveau statut de la société, lui confère également les pouvoirs de réquisition et d’investigationcomme l’explique la patronne de l’entreprise. Les pouvoirs de réquisition et d’investigation sont rattachés à la nature de la créance. C’est-à-dire à la créance souveraine. Ce sont des prérogatives de puissance publique qui n’appartiennent qu’à l’Etat. « Pour que nous puissions recouvrer efficacement ces créances de souveraineté, l’Etat nous dote des mêmes prérogatives que lui pour pouvoir mener à bien notre mission ».  

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Le pouvoir de réquisition s’assimile au pouvoir d’un officier de Police judiciaire et consiste pour la SRC à faire injonction à n’importe quel organisme pour qu’il nous fournisse des informations sur les débiteurs. « Le pouvoir d’investigation nous donne la possibilité d’enquêter sur le patrimoine d’un débiteur », indique-t-elle. Ces nouvelles prérogatives induisent un certain nombre d’aménagements de l’entreprise et projettent un déploiement plus vaste. « Nous avons pris des dispositions nécessaires avec le Conseil d’administration et avons recruté de manière conséquente des personnels pouvant faire des recouvrements. Pour le reste, nous aurons certainement une réorganisation de l’organigramme de la SRC, de nos procédures internes et nous devrions à court ou moyen terme, ouvrir des représentations régionales, pour être plus présents et plus offensifs sur le terrain», fait savoir le DG.

Des sources proches de l’entreprise, on apprend que la SRC gère actuellement un portefeuille de créances compromises d’environ 800 milliards de Fcfa reparti entre 20 entités bancaires et non bancaires. Au 30 septembre 2019, plus de 280 milliards de Fcfa avaient été recouvrés et plus de 90 milliards de Fcfa ont été redistribués aux épargnants des banques en liquidation.  

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