À Bimbo, en périphérie de Bangui, les derniers préparatifs sont en cours. Ce vendredi 7 août, le président Faustin-Archange Touadéra procédera à l'inauguration de la première phase du champ solaire photovoltaïque de Sakaï 2. Quinze mégawatts seront immédiatement injectés dans le réseau national, avant une montée en puissance progressive jusqu'à 60 MW. Pour un pays confronté à des délestages récurrents, cette mise en service constitue une étape importante. Elle devrait améliorer l'alimentation électrique de Bangui, de Bimbo et des localités environnantes.
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Le projet est le fruit d'un partenariat énergétique noué entre Bangui et Abou Dhabi. Sa première pierre avait été posée le 14 août 2025 par le chef de l'État. L'investissement, évalué à 90 millions de dollars, soit près de 50 milliards de FCFA, est entièrement financé par le groupe émirati Global South Utilities Power (GSU). Les travaux ont été confiés à une entreprise chinoise, mandatée par GSU dans le cadre d'un contrat clé en main [sigle « SSG » du texte original à vérifier auprès de la source]. Déployé sur près de 150 hectares à Bimbo, au sud-ouest de la capitale, le parc figure parmi les plus importantes infrastructures solaires jamais réalisées en République centrafricaine.
Au-delà de son ampleur, Sakaï 2 illustre le virage énergétique engagé par les autorités centrafricaines depuis l'arrivée au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra en 2016. À cette époque, le pays ne disposait que d'environ 37 MW de capacité installée. Selon les chiffres présentés par le président dans son dernier discours sur l'état de la Nation, cette capacité atteint désormais 140 MW. Cette progression résulte à la fois de la réhabilitation d'ouvrages existants, notamment les barrages hydroélectriques de Boali 1 et Boali 2, et de la mise en service de nouvelles installations, parmi lesquelles les centrales solaires de Sakaï et de Danzi, cette dernière développant une puissance de 25 MW. Avec l'entrée en exploitation complète de Sakaï 2, les capacités nationales devraient atteindre 200 MW à moyen terme. Cette montée en puissance s'inscrit dans l'objectif fixé par le gouvernement de porter le taux d'accès à l'électricité à 50 % d'ici à 2030, contre environ 17 % aujourd'hui. Un défi qui suppose la mobilisation de près de 1,7 milliard de dollars d'investissements au cours des prochaines années.
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Le gouvernement compte sur cette augmentation de l'offre pour renforcer les performances d'Énergie centrafricaine (Enerca), l'entreprise publique chargée de la production, du transport et de la distribution de l'électricité. L'ambition est également de soutenir les premiers projets industriels, de sécuriser l'alimentation des administrations, des hôpitaux et des ménages, tout en réduisant la dépendance du pays à l'hydroélectricité et aux centrales thermiques, particulièrement exposées aux aléas climatiques et à la volatilité des prix des carburants.
Cette nouvelle centrale s'inscrit ainsi dans une stratégie plus large de diversification du mix énergétique. En 2024, deux centrales solaires photovoltaïques totalisant 40 MW avaient déjà été mises en service. Dans son dernier discours sur l'état de la Nation, Faustin-Archange Touadéra a réaffirmé son ambition d'étendre l'accès à l'électricité sur l'ensemble du territoire, grâce à la poursuite des investissements dans les énergies renouvelables, à l'extension des réseaux de transport et de distribution et à la mobilisation de nouveaux partenaires techniques et financiers.
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