Le gouvernement camerounais a officiellement sollicité un appui financier de la Banque islamique de développement (BID) pour la réhabilitation de la route Yaoundé-Douala, longue de 214,125 km. C’est ce que révèle une correspondance du ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, adressée au directeur du bureau d’Abuja de la BID, en date du 22 juillet 2025. Le montant requis s’élève à 291,7 millions d’euros, soit environ 165,1 milliards FCFA.
Il s’agit de l’un des axes routiers les plus cruciaux du pays. Outre sa fonction de trait d’union entre la capitale administrative et la capitale économique, la route Yaoundé-Douala constitue un maillon essentiel des corridors sous-régionaux Douala-N’Djamena et Douala-Bangui. À titre d’illustration, 900 000 tonnes de marchandises ont transité sur le corridor Douala-N’Djamena en 2021 selon le ministère des Transports. Ce corridor représente 35 % du PIB cumulé du Cameroun et du Tchad et dessert 20 % de la population tchadienne et 35 % de la population camerounaise, selon la Banque mondiale.
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Au-delà de son importance économique, la réhabilitation de cette route est également une exigence sécuritaire. Classée en 2014 parmi les plus dangereuses du monde par les Nations Unies, l’axe est régulièrement le théâtre d’accidents mortels. Le dernier en date a coûté la vie à six personnes, suite à une série de collisions. Bien que des travaux d’entretien soient régulièrement engagés, l’état de la route demeure préoccupant.
Il s’agirait du troisième partenaire financier sollicité par le Cameroun pour la réhabilitation de cet axe. Le pays a déjà engagé des discussions avec la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD) à ce sujet.
Si la demande d’appui est validée, le financement s’ajoutera à un portefeuille de plus de 582 milliards FCFA en cours entre le Cameroun et la BID, couvrant 17 projets actifs, dont le Projet d’interconnexion des réseaux électriques entre le Cameroun et le Tchad.
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