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Société générale va-t-elle supprimer des emplois au Cameroun ?

Le groupe bancaire français Société Générale envisage de supprimer au moins 1 500 postes dans son activité de banque de financement et d’investissement BFI dans le monde, a annoncé le 23 février, le journal Le Figaro. Mais selon des sources proches de sa filiale camerounaise, le Cameroun n’est pas concerné par cette vague de licenciements.

Société générale Cameroun est-elle concernée par les suppressions d’emplois annoncées depuis peu par la maison-mère en France ? Plus de 1500 emplois sont en jeu. Au sein de Société générale Cameroun, les sources contactées affirment plutôt un mouvement inverse, avec près d’une centaine de recrutements (permanents et intérimaires) en 2018, et une évolution des effectifs en hausse. En effet, dans un article paru le 23 février dernier, Le Figaro révèle que la banque de financement et d’investissement (BFI) de la Société générale se prépare à connaître de nouvelles secousses et des suppressions de postes. De fait, lors de la présentation des résultats annuels, début février, la banque a annoncé qu’elle mettrait au régime ce pôle (activités de marché, de conseil, ou encore des grandes entreprises), présent dans 40 pays, en réduisant les coûts de 500 millions d’euros d’ici 2020.

À l’instar de BNP Paribas ou de Deutsche Bank, elle fera aussi fondre les activités de marché, qui ont souffert en 2018. Elle entend ainsi réduire la voilure dans ses activités de taux, de change et les matières premières, pour se focaliser sur les «activités les plus rentables», comme les dérivés actions. «Il y aura des arrêts d’activités», a prévenu sans plus de détails Séverin Cabannes, directeur général délégué de la Société générale, en charge de la BFI.

la banque, a selon nos informations, établi deux scénarios de suppressions de postes. Tous deux prévoient 1500 départs dans le monde entier…Ce qui représente 7,5% de la masse salariale de la banque de financement et d’investissement.

Dans ce cadre, la banque, a selon nos informations, établi deux scénarios de suppressions de postes. Tous deux prévoient 1500 départs dans le monde entier: en France, en Europe, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Asie. Ce qui représente 7,5% de la masse salariale de la banque de financement et d’investissement. Selon un document interne, la France serait dans les deux cas la plus touchée avec plus de 700 suppressions d’emplois. La banque, qui vient de revoir à la baisse ses objectifs financiers, s’est refusée vendredi à tout commentaire.

Les organisations syndicales n’ont pas encore été consultées. La direction de la banque leur a annoncé jeudi qu’elle leur présenterait la nouvelle organisation dans les quatre à huit semaines qui viennent. «La direction est en train de passer au crible toutes les activités de BFI pour décider celles qui seront revues, réduites ou fermées», explique Philippe Fournil, délégué national CGT à la Société générale. « Nous nous attendons au minimum à des centaines de suppressions d’emplois en France et à l’étranger».

Un mois de salaire par semestre d’ancienneté

En attendant, la tension monte dans les salles de marché de Paris et de Londres. «Tous les salariés, des traders aux vendeurs d’actions par exemple, sont inquiets, constate un observateur. Ils sentent que quelque chose va se passer et sont certains qu’il y aura de nombreuses suppressions de postes». Les personnes concernées par ces possibles coupes ne seront pas traitées financièrement de la même façon. En France, la banque qui a dégagé 3,9 milliards d’euros de bénéfices en 2018, sera obligée de mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), dont les conditions sont d’ores et déjà arrêtées. «Nous les avons négociées en 2013 et les renouvelons tous les trois ans. La prochaine signature aura lieu le 13 mars», précise Philippe Fournil.

Les salariés de la Société générale qui quitteront la banque dans le cadre d’un PSE toucheront un mois de salaire par semestre d’ancienneté. Par ailleurs, la rémunération variable des deux dernières années d’activité sera aussi prise en compte pour les personnes ayant plus de 20 ans d’ancienneté. Ces conditions diffèrent de celles du plan de départ volontaire mis en place en 2012 au sein de la banque de financement et d’investissement, qui favorisait les personnes ayant peu d’ancienneté. Résultat, 2500 personnes s’étaient présentées en quelques jours au guichet de départ, alors que le plan ne concernait que 880 postes.

En revanche, les traders de Londres ou de New York ayant un contrat local, ne bénéficieront pas des conditions de départ avantageuses de leurs collègues Français.

La Rédaction EcoMatin

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