Au Tchad, le gouvernement annonce une nouvelle injection du Fonds de l’OPEP pour le Développement international (OPEC Fund), d’un montant global de 31 millions USD (environ 17,3 milliards FCFA), destinée à appuyer deux secteurs jugés stratégiques : l’énergie et l’agriculture. La cérémonie de signature des deux accords de cofinancement s’est tenue le 16 octobre 2025 à N’Djamena, en présence du ministre d’État chargé des Finances, Tahir Hamid Nguilin, et du président du Fonds de l’OPEP, Dr. Abdulhamid Alkhalifa. « Ces accords traduisent la confiance renouvelée de nos partenaires dans la vision Tchad Connexion 2030, plaçant l’énergie et l’agriculture au cœur de notre transformation économique durable », indique le communiqué du ministère des Finances.
Le premier financement, de 15 millions USD (environ 8,4 milliards FCFA), est consacré à la Phase II du Projet d’Appui au Secteur de l’Énergie Électrique (PASET 2), qui vise la modernisation des infrastructures énergétiques et le renforcement de la production solaire à Moundou et N’Djamena. Le second, d’un montant de 16 millions USD (environ 8,9 milliards FCFA), est destiné au Projet de Développement de la Riziculture Intégrée dans la Plaine du Chari-Logone III (PDRICL 3), qui ambitionne d’améliorer la productivité rizicole et la sécurité alimentaire dans plusieurs provinces du sud du pays.
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Pour N’Djamena, ces financements s’inscrivent dans la continuité de l’appui du Fonds de l’OPEP, une institution financière multilatérale adossée à l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) basée à Vienne (Autriche). Le Fonds appuie déjà le Tchad à travers les phases précédentes des deux programmes (PASET 1 et PDRICL 1 & 2). La première phase du PASET avait permis l’extension du réseau électrique national et l’installation de plus de 8 MW de capacités solaires hybrides à N’Djamena et Abéché, tandis que les programmes rizicoles antérieurs avaient contribué à réhabiliter plus de 4 000 hectares de périmètres irrigués dans la plaine du Logone.
Selon le ministère de l’Énergie et de l’Eau, ces nouveaux financements interviennent dans un contexte où le Tchad cherche à réduire sa dépendance énergétique — plus de 70 % des ménages n’ont toujours pas accès à l’électricité, selon la Banque mondiale (2024) — et à atteindre l’autosuffisance alimentaire d’ici 2030. Le FMI relève par ailleurs que le pays affiche un taux d’électrification rurale inférieur à 5 %, l’un des plus bas d’Afrique subsaharienne, tandis que le secteur agricole représente près de 40 % du PIB mais reste très vulnérable aux chocs climatiques.
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Historiquement, le Fonds de l’OPEP accompagne le Tchad depuis plus de deux décennies, avec un portefeuille cumulé dépassant 120 millions USD dans les domaines des infrastructures, de l’agriculture et de l’énergie. Ces nouveaux engagements confirment la priorité donnée à l’énergie solaire comme levier de diversification et la modernisation de la riziculture comme pilier de la sécurité alimentaire.
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