À N’Djaména, l’Agence française de développement (AFD) vient d’officialiser un appui budgétaire en faveur du Tchad. L’institution a signé, le 25 février 2026, avec le gouvernement tchadien, une convention d’un montant de 15 millions d’euros, soit près de 9,8 milliards FCFA. L’accord a été paraphé par Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État chargé des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Éric Gérard, ambassadeur de France au Tchad, et Philippe Chedanne, directeur de l’AFD à N’Djaména. Selon le communiqué du ministère tchadien des Finances, cette enveloppe vise à « appuyer la consolidation macroéconomique et budgétaire du Tchad ».
Dans le détail, la subvention financera des dépenses articulées autour de deux axes structurants. D’une part, la modernisation d’une infrastructure de transport critique, avec la réhabilitation de la piste de l’aéroport international Hassan Djamouss de N’Djaména. D’autre part, les ressources seront orientées vers le renforcement de la filière cotonnière, à travers un appui au Fonds de soutien au secteur cotonnier (FSSC). Selon les autorités, l’objectif est de garantir la continuité des services essentiels et de « soutenir des actions structurantes, au service de la performance des finances publiques et du développement économique ».
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Toutefois, ce financement intervient alors que la réhabilitation de la piste de l’aéroport avait déjà été engagée. Le 15 janvier 2025, le Premier ministre tchadien avait officiellement lancé les travaux de ce chantier, prévus sur une durée de 13 mois, pour un coût global estimé à 32,5 millions d’euros (21,2 milliards FCFA). L’État tchadien en assurait la maîtrise d’ouvrage, tandis que l’AFD devait fournir une assistance technique. Dix jours après l’expiration du délai initial, la mobilisation de ce nouvel appui financier intervient sans que les autorités aient précisé les raisons exactes de cette reconfiguration.
Sur le volet agricole, le Tchad figure parmi les producteurs africains de coton, aux côtés du Bénin, du Burkina Faso et du Mali. Coton Tchad Société Nouvelle (Coton Tchad SN), qui détient le monopole de l’achat du coton graine, anticipait en 2024 une hausse de 36 % de la production nationale, à 150 000 tonnes pour la campagne 2024-2025. Malgré ces perspectives favorables, la filière reste exposée aux aléas climatiques et à des contraintes persistantes de financement. L’appui de l’AFD vise ainsi à sécuriser la production et à améliorer les rendements.
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Selon les données officielles, le portefeuille actif de l’AFD au Tchad couvre des secteurs clés tels que les finances publiques, l’énergie, l’eau, l’agriculture et les infrastructures, avec plusieurs centaines de millions d’euros engagés ces dernières années. L’institution accompagne notamment les réformes budgétaires et les investissements structurants, en cohérence avec le programme soutenu par le Fonds monétaire international (FMI).



