Le gouvernement tchadien veut mettre sur pied des dispositifs institutionnels incitatifs pour attirer de nouveaux investissements au sein de ses Zones économiques spéciales (ZES). « Pour compter du 1er janvier 2026, sous réserve des conventions ou accords de développement spécifiques, il est prévu un régime fiscal et douanier en faveur des développeurs (personnes morales ou physiques) des Zones économiques spéciales (ZES) dont le régime juridique de base est fixé par l'Ordonnance n°002/PCMT/2022 du 28 juillet 2022 », peut-on lire dans le projet de loi de Finances 2026.
Ainsi pour le compte de l’année à venir, les autorités tchadiennes proposent une réduction de 50% sur l'impôt sur les sociétés (IS), la patente ; les contributions foncières sur les immeubles possédés dans la ZES ainsi que ceux non bâties. Il est également prévu une exonération sur la Taxe sur la valeur locative des locaux professionnels (TVLP) et l’application du taux nul de la TVA sur les matières premières, les équipements et les pièces détachées. De plus, les nouveaux investisseurs seront exonérés de droits d'enregistrement et de timbres sur les actes de constitution et modification des statuts des sociétés, les locations/achats d'immeubles dans les ZES, de la taxe spéciale sur les voitures de particuliers et de TVA sur les remboursements des intérêts bancaires entre autres.
Afin de diversifier son paysage économique, le gouvernement concentre donc ces avantages aux entreprises évoluant dans les domaines de la transformation locale (agriculture, fabrication de produits pharmaceutiques et vétérinaires, matériaux de construction, métallurgie et sidérurgie), du tourisme, de l’artisanat, et le montage automobile. Celles-ci devront justifier des investissements d'au moins 250 millions FCFA ; constituer un portefeuille d'au moins cinq entreprises partenaires locales, avec 60% de leur personnel national.
Créées conformément à l’article 3 de l’Ordonnance N°002/PCMT/2022 du 28 juillet 2022, les sept ZES du Tchad peinent à susciter l’engouement espéré des investisseurs malgré que le pays soit classé 2ème plus attractif pour les investisseurs étrangers au sein de la CEMAC, selon le CNUCED. En dépit des 913 millions de dollars (560 milliards de FCFA) d’IDE captés en 2023, tout juste 2 ZES sont actives grâce à la présence d’abattoirs bovins modernes, un des principaux produits d’exportation du pays.
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