Le Cameroun a enregistré des avancées dans la transparence fiscale selon Washington. Dans son Fiscal Transparency Report 2026, le Département d’État américain indique que le pays ne satisfait pas aux exigences minimales, tout en le classant parmi les gouvernements ayant réalisé des « progrès significatifs » en 2025. Le rapport repose sur une évaluation sur les pratiques de 139 gouvernements sur la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2025. « Pour le rapport sur la transparence budgétaire de 2026, les exigences minimales de transparence budgétaire consistent notamment à garantir que les principaux documents budgétaires soient accessibles au public, substantiellement complets et généralement fiables », souligne le rapport.
Le gouvernement américain ne donne pas une note sur la transparence des gouvernements, mais précise toutefois que cette évaluation repose sur plusieurs critères notamment l’accessibilité des documents budgétaires, l’exhaustivité et fiabilité des informations sur les recettes et dépenses publiques, la transparence de la dette, la situation financière des entreprises publiques etc. D’après Washington, cette transparence constitue un élément essentiel « pour améliorer la transparence budgétaire et les pratiques de gestion des finances publiques, ainsi que pour sensibiliser le public et accroître sa participation à l’utilisation des ressources publiques ».
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Le Département d’État relève notamment la publication en ligne, dans un délai jugé raisonnable, du projet de budget et du rapport de fin d’exercice. Une amélioration qui traduit les efforts engagés par Yaoundé pour rendre l’information budgétaire davantage accessible.
Mais ces avancées ne suffisent pas encore à satisfaire les exigences américaines. « Le gouvernement a rendu publiques les informations relatives à la dette et les a mises à jour trimestrielle, y compris pour les entreprises publiques, mais n'a pas divulgué les allocations ni les résultats de ces entreprises, et peu d'entre elles ont publié d'états financiers », indique le rapport.
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Le Département d’État recommande ainsi au Cameroun de détailler, dans les documents budgétaires, les transferts et allocations destinés aux entreprises publiques, ainsi que les revenus que celles-ci procurent à l’État. Il appelle également à poursuivre les efforts visant à rendre les opérations financières publiques plus complètes et plus lisibles.
Trois pays de la CEMAC progressent
Le Cameroun n’est d’ailleurs pas seul dans cette dynamique. Parmi les cinq pays de la CEMAC évalués, la République centrafricaine et le Tchad sont, comme le Cameroun, considérés par Washington comme ayant réalisé des progrès significatifs, tout en restant sous le seuil minimal.
À l’inverse, le Congo et le Gabon ne satisfont pas aux exigences et « n’ont pas enregistré de progrès significatifs ». Pour le Congo, les préoccupations américaines portent notamment sur les comptes hors budget, la transparence de la dette, les entreprises publiques et les contrats liés aux ressources naturelles. Au Gabon, les faiblesses concernent notamment la non publication des documents budgétaires, la dette des entreprises publiques, le contrôle des finances publiques et la transparence du secteur extractif.











