Au Cameroun, les projets d’uranium de Kitongo et Logo pourraient bientôt reprendre vie. La junior minière australienne Lion Rock Minerals a annoncé être en attente de l’attribution définitive de six permis d’exploration couvrant environ 2 440 km² afin de relancer ces deux actifs historiques.
Le programme comprend cinq permis sur le projet de Kitongo, situé près de Poli dans la région du Nord. Développé par sa filiale African Future Minerals, ce bloc couvre environ 2 200 km². « Le potentiel uranifère a été confirmé par des travaux historiques significatifs réalisés dans les années 1970 puis entre 2007 et 2011 », indique la compagnie.
Le sixième permis concerne le projet de Logo, porté par Rafia Mining dans le département de l’Océan, région du Sud. Ce périmètre d’environ 240 km² s’étend à l’est de Lolodorf jusqu’aux localités d’Avinga et Bipindi.
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Lion Rock précise mener actuellement des travaux techniques préparatoires ainsi qu’une réévaluation géologique avec l’expert en uranium Marat Abzalov, en vue de définir de futurs programmes d’exploration et de forage. À ce stade, aucune estimation récente de ressources n’a toutefois été publiée.
Ces actifs avaient déjà été détenus entre 2007 et 2011 par la société canadienne Mega Uranium dans le cadre d’une transaction globale avec l’État camerounais alors valorisée à environ 150 millions de dollars canadiens, avant l’abandon des projets.
À Kitongo, le potentiel uranifère repose sur plusieurs campagnes historiques conduites entre les années 1950 et 1980 par les autorités camerounaises avec l’appui de l’International Atomic Energy Agency et du centre de recherche géologique allemand Bundesanstalt für Geowissenschaften und Rohstoffe. Selon un rapport technique publié par l’AIEA en 1989, les forages réalisés dans les années 1980 avaient révélé des teneurs comprises entre 0,1 % et 0,2 % d’U3O8, pour une estimation historique d’environ 438 tonnes d’oxyde d’uranium.
Le projet avait toutefois été jugé « sous-économique » dans les conditions de marché de l’époque, entraînant l’arrêt des travaux en 1986.
Pour Lion Rock Minerals, la hausse structurelle de la demande mondiale en électricité, combinée aux besoins liés à la transition énergétique et au regain d’intérêt pour le nucléaire, modifie désormais les perspectives économiques de ces gisements et justifie leur réévaluation technique et financière.
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