Annoncé depuis 2019 et reporté à plusieurs reprises (janvier 2024, mars, puis mai 2025), le projet "Yaoundé Cœur de ville" a finalement été lancé ce 11 juin 2025 par le groupe français Razel-BEC, via sa filiale camerounaise Razel Cameroun. Le chantier est évalué à 54,8 milliards FCFA (environ 83,5 millions d’euros), financé à hauteur de 49,2 milliards FCFA par l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D), et complété par une contribution de 5,6 milliards FCFA de l’État camerounais.
Selon la communauté urbaine de Yaoundé (CUY), les travaux devraient s’étendre sur 30 mois. Ils visent à réaménager une dizaine de carrefours stratégiques, souvent congestionnés et dégradés, afin d'améliorer la fluidité de la circulation, de renforcer la sécurité routière et de favoriser l’usage des transports collectifs à Yaoundé.
Le projet « intègre l’aménagement du carrefour Mvan, principal point de départ des liaisons interurbaines et l’aménagement du carrefour Elig-Effa. Sans oublier la construction de deux gares routières : Yaoundé Ouest à Messa, point de départ pour les taxis de brousse ralliant les contrées situées à l’Ouest de la ville, et la gare routière de Yaoundé Sud à Mvan destinée à accueillir les opérateurs interurbains opérant actuellement en partie sur la voirie en créant des embouteillages », renseigne un document interne de la CUY. Il faut dire qu’en ce qui concerne l’aménagement du carrefour Elig-edzoa, il a été reporté. La raison principale est « l’insuffisance du financement disponible ».
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Le démarrage effectif du projet a longtemps été retardé par des divergences d’approche procédurale entre les parties prenantes, selon les explications de Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain. Il a fallu près de cinq années entre le lancement des études techniques en janvier 2020 et l’attribution finale du marché en mars 2025. Entre-temps, la convention de financement avait été signée le 4 février 2022, suivie de longues procédures de passation des marchés avec l’obtention progressive des avis de non-objection. Autre étape préalable au lancement : le paiement des indemnisations aux populations impactées, réalisé entre avril et mai 2025.








