Afreximbank a dégagé un bénéfice net de 268,9 millions de dollars au premier trimestre 2026, contre 215,4 millions à la même période l'an dernier. + 25% de progression en un an, dans un contexte que la banque elle-même qualifie d'«incertitude mondiale persistante».
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Dans un communiqué publié le 22 mai, la banque panafricaine de financement du commerce explique que cette performance repose principalement sur la hausse des revenus tirés de ses prêts. Ainsi, les revenus d’intérêts, c’est-à-dire l’argent gagné grâce aux crédits accordés aux États, entreprises et institutions financières, ont progressé de 14 % sur un an pour atteindre 813,6 millions de dollars. Une fois déduits les intérêts payés par la banque à ses propres créanciers et investisseurs, le revenu net d’intérêts ressort à 510 millions de dollars, en hausse de 24 %. Cela illustre la capacité de la banque à lever des ressources à des coûts favorables malgré la volatilité des marchés.
La banque a également continué d’augmenter ses financements. Son portefeuille de crédits atteint désormais 42 milliards de dollars (+2%) et son le total des actifs ressort à 41,7 milliards. Le ratio de créances douteuses, qui mesure la part des crédits dont le remboursement devient difficile ou incertain, est resté limité à 2,40 %, contre 2,43 % fin 2025. Un niveau que la banque juge inférieur à la moyenne observée dans le secteur bancaire africain.
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Le point de vigilance reste les charges opérationnelles qui ont progressé de 38 % sur un an à 103,9 millions de dollars, principalement portées par les charges de personnel (46,3 millions USD, +23,4%), celles générales et administratives (41 millions USD, +27,9%) et les dotations aux amortissements (16,5 millions, +188,68%). « Les charges d’exploitation ont augmenté principalement en raison des charges de personnel liées à la performance, des pressions inflationnistes générales et de l’accroissement des actifs amortissables », explique l’institution.
Résultat des courses, le ratio coût/revenus remonte à 19 % contre 16 % au premier trimestre 2025, encore très en dessous du plafond stratégique de 30 %. Un autre indicateur inquiétant, c’est la trésorerie qui a replié de 24% à 5,6 milliards de dollars à fin mars 2026. Ces résultats interviennent alors que l’ agence de notation Fitch a récemment exprimé des inquiétudes sur l’exposition d’Afreximbank à certains États africains fragilisés par l’endettement et les difficultés budgétaires.
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Face aux tensions provoquées par la crise dans le Golfe, la banque a par ailleurs lancé en mars un programme spécial de 10 milliards de dollars destiné à aider ses pays membres à faire face aux perturbations sur les marchés de l’énergie, des engrais, du tourisme ou encore des produits alimentaires. Ce mécanisme vise notamment à soutenir les importations stratégiques et éviter des tensions de liquidité, c’est-à-dire des difficultés d’accès rapide aux devises ou aux financements.
Afreximbank souligne enfin que la ratification par l’Afrique du Sud de son accord constitutif en février 2026 lui permet désormais de couvrir l’ensemble du continent africain, Pretoria étant jusqu’ici l’un des rares grands pays africains absents de l’institution.
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