BGFI Holding Corporation prépare un changement majeur dans la structuration de sa prochaine opération boursière. Après une première introduction en Bourse freinée par un plafonnement des souscriptions, le groupe bancaire prévoit de lever la limitation qui empêchait jusqu’ici un investisseur de détenir plus de 0,5 % du capital dans le cadre de l’offre publique. Cette évolution doit intervenir lors de la deuxième phase de l’augmentation de capital annoncée pour le troisième trimestre 2026, avec un objectif de levée de 81 milliards FCFA.
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La décision marque un tournant pour le premier groupe bancaire de la CEMAC, dont la première opération boursière, clôturée en février dernier, avait permis de mobiliser 45,3 milliards FCFA, loin des ambitions initiales du groupe. Dans un brief rédactionnel diffusé après l’assemblée générale du 15 mai à Libreville, BGFI Holding Corporation indique que « la limitation de détention fixée jusqu’ici à 0,5 % du capital par investisseur sera levée », afin de renforcer l’attractivité du titre et favoriser une participation plus large des investisseurs institutionnels.
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Cette limitation avait pourtant été identifiée comme l’un des principaux freins à la mobilisation des capitaux lors de la première phase de l’introduction en Bourse. Interrogé en avril dernier à Yaoundé lors de la Finance Week, le directeur général de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) estimait que le marché disposait bel et bien d’une épargne disponible, mais que la structuration de l’opération avait « bridé la demande ».
Selon lui, plusieurs investisseurs importants avaient été découragés par le plafonnement imposé sur les souscriptions. « J’avais moi-même informé l’arrangeur que je disposais d’un carnet d’ordres de 30 milliards FCFA provenant de trois souscripteurs. Ces fonds ont été réduits à moins de 2 milliards simplement à cause de ce plafonnement », avait-il déclaré.
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L’arrangeur de l’opération craignait alors qu’un investisseur puisse accumuler une part significative du capital et exercer une influence excessive sur la holding bancaire. Une inquiétude jugée excessive par certains acteurs du marché, au regard du faible niveau du flottant mis sur le marché et de la structure du capital du groupe.
Avec la suppression annoncée de cette limitation, BGFI Holding Corporation espère désormais attirer davantage de capitaux institutionnels et améliorer la liquidité de son titre sur la place financière régionale. L’opération s’inscrit dans le cadre de la poursuite de l’ouverture du capital du groupe, dont le flottant représente actuellement 3,85 %, encore loin du seuil réglementaire minimal de 10 % exigé pour les sociétés cotées.
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