Au Cameroun, la mise en exploitation du gisement de fer de Nkout, l’un des projets miniers les plus structurants du pays avec un potentiel estimé à près de 3 milliards de tonnes de ressources, est désormais projetée pour la seconde moitié de 2026, selon les autorités. Reçu en audience le 19 décembre par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai), le professeur Fuh Calitus Gentry, un consortium international conduit par Delta Resources Cameroon plc, filiale du canadien Delta, est venu discuter de la restructuration du projet. Selon le communiqué du Minmidt, « la signature de la convention minière et du permis d’exploitation permettra la mise en production dans un délai de six mois ».
Ce nouveau calendrier intervient alors que l’entrée en exploitation était initialement annoncée pour 2024, notamment lors de la Convention internationale des mines et expositions du Cameroun (CIMEC) tenue en mai 2024. D’après le Minmidt, les discussions en cours portent sur les modalités juridiques et techniques nécessaires au basculement vers la phase industrielle. Le consortium, qui regroupe notamment Fomento Resources, KIOCL Limited et VPR Mining Infrastructure Pvt. Ltd, affiche une stratégie intégrant l’exploitation et la transformation locale du minerai.
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Si ce calendrier est respecté, Nkout viendrait renforcer le portefeuille des projets de fer du Cameroun, aux côtés de Lobé-Kribi et Grand Zambi, déjà en exploitation, et de Mbalam, toujours en développement. Avec des réserves annoncées de 600 millions de tonnes, dont 22 millions de tonnes de minerai à expédition directe (DSO) extensibles à près d’un milliard de tonnes, le projet est présenté comme un actif de long terme, avec une durée de vie projetée d’au moins 50 ans, et des retombées attendues en matière d’emplois et d’infrastructures dans le Sud du pays.
Actif historique du secteur minier camerounais, le projet de fer de Nkout a connu plusieurs phases de stagnation avant sa relance récente. Selon des documents consultés par EcoMatin, la Libyan Foreign Bank (LFB), qui a repris le contrôle des permis d’exploration de Nkout et de Ntem, aurait investi environ 280 millions de dollars dans les premières phases d’exploration, incluant des campagnes de forage lourdes, dans un effort global estimé à plus de 400 millions de dollars avant la mise en pause des projets.
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