13,4 milliards de Fcfa. C’est le budget qui a été adopté par la Banque africaine de développement (BAD) pour soutenir les secteurs de l’élevage et de la pisciculture au Cameroun en 2025. Ce financement s’inscrit dans le cadre des engagements pris par l’institution financière en vue de la mise en œuvre du Programme de développement des chaînes de valeur de l'élevage et de la pisciculture (Pdcvep), lancé en 2021 pour un montant global de 65 milliards de Fcfa.
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Ainsi, selon les confidences du ministre camerounais de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), Dr Taiga, ces fonds sont destinés à financer la réaliser de nombreuses initiatives. Dans le détail, il s’agit premièrement du démarrage des travaux de conception/réalisation de la construction de trois abattoirs modernes industriels dans les villes de Yaoundé (Centre), Douala (Littoral) et Bamenda (Nord-Ouest). Le financement 2025 de la BAD servira aussi à la création de stations piscicoles de production de géniteurs de Bamenda et de Lagdo (au Nord Cameroun). Il est également prévu la finalisation des travaux de construction de quatre parcs d'insémination artificielle au sein de la Société de développement et d’exploitation des productions animales (Sodepa), l'incubation de 550 jeunes et l'installation de 275 parmi eux.
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Dans un second plan, des initiatives visant à renforcer le secteur de la pisciculture sont également attendues. « Nous allons procéder à la construction d’un marché de poisson, conformément à notre stratégie d’import-substitution, a expliqué Dr Taiga lors de la cinquième session du Comité de pilotage du Pdcvep, qui s’est tenue le 21 février dernier à Yaoundé. Cette initiative vise à augmenter l’offre nationale de poisson et à soutenir la compétitivité des producteurs locaux ». Parallèlement, une facilité de refinancement sera mise en place en partenariat avec la Commercial Bank of Cameroon (CBC) pour appuyer les acteurs de la filière.
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Alors que le Pdcvep devait initialement s’achever en 2023, il a été décidé de prolonger sa durée de deux années supplémentaires, soit jusqu’en 2026. Cette décision, prise conjointement par le gouvernement camerounais et la BAD, vise à consolider les acquis et à atteindre pleinement les objectifs fixés. Parmi ceux-ci figurent la création d’une chaîne d’abattage industrielle performante, l’accroissement de la production nationale en viande et poisson, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs des filières bovine, porcine et piscicole.
A ce jour, le Cameroun possède déjà quatre abattoirs industriels modernes. Le tout premier a été construit dans la ville de Yaoundé, doté d’un entrepôt frigorifique d’une capacité de stockage de 6 000 m3, pouvant contenir 10 000 carcasses pesant chacune 200 kg. Une infrastructure similaire a été mise en service à Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua. Puis ont vu le jour, ceux de Kribi (3 000 m3) et d’Ebolowa (1 400 m3) dans la région du Sud-Cameroun.



