Lors de son plaidoyer pour son budget ministériel 2026, Dr Taïga, ministre camerounais de l’Elevage, de la Pêche et de l’Industrie animalière (Minepia), a présenté le bilan de la filière halieutique à fin septembre. Dans l'ensemble, la production nationale de poissons pour la période de janvier à septembre 2025 est de 197 842 tonnes, en hausse de 5% par rapport à la même période un an plus tôt, où elle s’était établie à 188 476 tonnes.
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Au Cameroun, la production de poissons repose principalement sur deux activités : la pêche de capture et l’aquaculture. En 2025, la pêche a fourni 184 656 tonnes de poissons, soit 6 950 tonnes de plus qu’en 2024. L’aquaculture a également progressé, avec une hausse de 22 % pour atteindre 13 186 tonnes, après avoir dépassé les 10 000 tonnes l’année précédente.
Ces performances sont soutenues par la distribution de 2,7 milliards FCFA d’équipements (pirogues, engins de pêche et matériels de sécurité) aux pisciculteurs et communautés de pêche dans l’Adamaoua, l’Est, l’Extrême-Nord, le Nord et le Nord-Ouest. Pour l’aquaculture, le Minepia met en avant les premiers résultats du partenariat avec la JICA dans le cadre du Projet de Promotion de la Filière Piscicole Continentale (PROFIP), lancé le 25 juillet 2025.
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Toutefois, la production nationale de poissons demeure en dessous du besoin de consommation estimée à 480 000 tonnes/an. Pour combler le gap, le Cameroun importe en moyenne 220 000 tonnes de poissons. Sur les 5 dernières années, le pays a importé 1,07 million de tonnes de poisson (avec un pic de 241 933 tonnes importées en 2022, Ndlr), pour une facture totale de 824,2 milliards Fcfa.
Pour relever davantage la production nationale de poissons et réduire cette dépendance aux importations , le Minepia sollicite un budget annuel de 12,5 milliards dont 6,5 milliards seront spécifiquement dédiés au financement des acteurs de la chaîne de valeur de la pêche par l'intermédiaire de la Banque des PME. Le département ministériel que dirige Dr Taïga entend également obtenir des autorisations de prêts de l’ordre de 56,5 milliards FCFA dont 14,2 milliards FCFA seront destinés au développement de la production de poissons. Les actions envisagées sont entre autres : la création des fermes piscicoles ; l’acquisition d’équipements (bacs hors sol et cages flottantes) ; la promotion de l’aquaculture familiale et la construction de six (6) marchés à poisson pour la conservation et la commercialisation des produits halieutiques autour des retenues d'eau dans les localités de Mekin, Bambalang, Alfa, Lagdo, Memve'ele et Monatélé.
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