Une assemblée générale ordinaire puis, une assemblée générale extraordinaire, la Société nationale de raffinage du Cameroun avec visiblement un agenda bien chargé. Le résultat net présente une perte de 76,22 milliards de FCFA. Les charges fiscales s’élèvent à 75,194 milliards de FCFA. Un an plus tôt, les pertes s’élevaient à 41,98 milliards de FCFA. Cependant, le tableau n’est pas totalement sombre à la Sonara car l’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 317,648 milliards de FCFA. Soit plus du double de la performance réalisée l’année précédente, qui est de 137,98 milliards de FCFA, selon les états financiers de l’entreprise, à notre disposition. Ce, au moment où l’activité de raffinage est en arrêt depuis l’incendie qui a ravagé son unité de production dans la nuit du 31 mai 2019.
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Lors de l’Ag extraordinaire tenue le même jour, les administrateurs de la Sonara ont procédé à la modification des statuts de la structure. Question de prendre en compte l’augmentation du capital social d’un montant de 381,121 milliards de FCFA par l’émission de 6 628 200 actions nouvelles de 57 000 FCFA chacune. Mais, toutes réservées à l’Etat du Cameroun.
Réhabilitation
Au 31 décembre 2025, l’opération « Coup d’Accordéon » a permis de porter ledit capital à 184,923 milliards de FCFA. Pour les administrateurs de la Sonara, la recapitalisation de la raffinerie devra garantir la viabilité et la pérennité de l’entreprise et surtout, au moment où le gouvernement recherche des financements pour sa réhabilitation et sa modernisation, c’est un gage de crédibilité auprès de potentiels partenaires financiers et investisseurs pour une levée de fonds.
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Six ans après le sinistre, la raffinerie s'est dotée d'un plan d'action (notamment le projet Parras) pour la reprise du raffinage et la modernisation de ses infrastructures. Le coût de ce vaste projet de reconstruction est estimé à environ 700 milliards de FCFA. L'objectif principal est de doter l'usine d'une unité d'hydrocraquage pour traiter les bruts lourds produits au Cameroun (au lieu du brut léger Arabian light utilisé historiquement) et d'augmenter sa capacité de traitement de 2,1 millions à au moins 3,5 millions de tonnes par an.
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Pour y parvenir, le gouvernement a organisé du 29 au 30 juin dernier à Yaoundé un Market Sounding réunissant des industriels, des entreprises d’ingénierie et de construction, des compagnies pétrolières internationales, des institutions financières, des banques d’investissement ainsi que des cabinets-conseils spécialisés. L’objectif était de « recueillir les observations du marché sur les aspects techniques, financiers, juridiques et contractuels du projet, afin d’en optimiser la structuration et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs et opérateurs qualifiés ».

