Le gouvernement camerounais passe à la vitesse supérieure dans la lutte contre la contrebande des terminaux numériques. Dans un communiqué publié le 27 avril 2026, le ministère des Finances annonce que près de 700 000 téléphones ont été connectés pour la première fois au réseau local entre le 1er et le 25 avril sans avoir été dédouanés.
« Pour cette phase de transition, le système n’a pas procédé au blocage systématique (…) afin de poursuivre la sensibilisation. (…) Passé ce délai, tous les terminaux ayant été importés en contrebande seront bloqués sans autre préavis », prévient le ministre des Finances. Les importateurs et utilisateurs concernés auront jusqu’au 30 avril prochain pour régulariser leur situation, sans pénalité.
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Ce durcissement intervient après une première phase jugée encourageante par l’administration douanière. Entre le 1er et le 17 avril dernier, environ 29 000 téléphones avaient été déclarés. Néanmoins, sur le terrain, les responsables douaniers constataient déjà un regain d’activité dans les opérations de dédouanement, notamment dans les plateformes aéroportuaires, avec une nette réduction des flux informels qui dominaient jusque-là le marché.
Maximiser les recettes douanières
Mis en œuvre depuis le 1er avril 2026, ce mécanisme électronique, prévu par la loi de finances 2023, vise à sécuriser les recettes de l’État et à tracer les équipements connectés. Désormais, seuls les téléphones régulièrement dédouanés peuvent accéder aux réseaux des opérateurs. Au-delà de l’aspect sécuritaire, les autorités espèrent générer au moins 25 milliards FCFA de recettes annuelles, contre à peine 1,3 milliard auparavant. À terme, la Direction générale des douanes ambitionne de porter ses recettes globales à plus de 1 200 milliards FCFA en 2026.
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