L'exécution du budget du Cameroun pour le compte de l’exercice 2025 est officiellement lancée. Louis Paul Motaze, le ministre des Finances a présidé la cérémonie y relative le 15 janvier 2025 à Buea, chef-lieu de la région du Sud-Ouest. En effet, la loi de finances 2025 porte sur un budget équilibré en ressources et en dépenses à hauteur de 7 317,7 milliards de Fcfa, en hausse de 39,6 milliards de Fcfa (+0,5%) par rapport aux 7 278,1 milliards de Fcfa un an plus tôt.
Dépenses publiques
Pour mener à bien l’exécution « efficiente » de la loi de finances, le membre du gouvernement a insisté sur la nécessité de mettre en place des dispositifs et procédures adéquates. Pour ce faire, Louis Paul Motaze a déroulé les orientations à suivre. Aux acteurs de l’exécution du budget, il les a invités à « prendre chacun conscience de la responsabilité qui est la leur dans l’atteinte des objectifs de développement ». Cette prise de conscience, estime-t-il en amont, permettrait de limiter les dossiers tardifs d’appel d’offres avec pour conséquence l’attribution tardive des marchés auxquels s’ajoute la faible capacité financière de certains entrepreneurs qui entraine le retard dans le démarrage et l’exécution des projets.
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Faut-il le rappeler, bien qu’en légère progression de 4% au 3e trimestre 2024 comparé à la même période en 2023 (40,77%), le taux d’exécution du budget d’investissement public (BIP) est resté en dessous de la moyenne car il s’est établi à 44,57%. Pour inverser la tendance, les ordonnateurs en tant que responsables du démarrage à temps des procédures d’appels d’offres, sont appelés à veiller au « suivi de l’exécution des travaux ou prestations engagés jusqu’ à leur aboutissement ». Dans la même veine, le ministre des Finances n’a pas manqué de reconnaitre l’apport des opérateurs économiques dans l’exécution du budget. Cependant, « vous êtes les principaux contributeurs au budget de l’Etat et le niveau de réalisation des recettes fiscales dépend essentiellement de votre adhésion à la politique fiscale du gouvernement , et de votre volonté à prendre part à sa mise en œuvre ».
Bonne gouvernance
Garants du respect des procédures et de l’accompagnement des différents acteurs, les services déconcentrés du ministère des Finances, de celui de l’Economie et même des Marchés publics, sont appelés à mettre un accent sur la bonne gouvernance. « Je vous engage par conséquent à mettre en place tous les mécanismes qui s’imposent afin de fluidifier le traitement des dossiers, et vous invite à un plus grand respect des règles éthiques et déontologiques requises dans l’exercice de vos fonctions », a martelé le Minfi à la suite du président de la République dans discours à la Nation le 31 décembre dernier.
Les élus locaux ne sont pas en reste. Pour le Minfi, ces derniers doivent capitaliser sur l’avènement de la loi sur la fiscalité locale pour « accélérer le développement » des collectivités territoriales décentralisées (CTD). Grace à cette « opportunité », ils doivent « plus que jamais par le passé, mobiliser les énergies pour optimiser le recouvrement des recettes, accélérer la mise en œuvre des projets retenus dans les budget ».
Accélérer le plan d’import-substitution
Le Cameroun vise en moyenne, un taux de croissance de 8% en 2030 contre 3,8% réalisé en 2024 et 4,1% attendu en 2025. Toutefois, placée sous le signe de « l’impulsion socioéconomique », la loi de finances 2025 devra mettre une emphase sur « l’accélération » de la mise en œuvre de la politique d’import-substitution à travers le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah). Après un départ très timide caractérisé par une chute de la plupart des secteurs agropastoraux, le Pissah doit « rentrer cette année dans sa phase de croisière », prescrit Louis Paul Motaze.
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Du reste, les autres priorités du Cameroun pour 2025 sont axées entre autres sur : le développement des infrastructures de transport et le désenclavement des bassins de production, la réhabilitation et l’extension du réseau routier, la lutte contre le changement climatique, la poursuite de l’exploitation des minerais, etc.








