Dans une note publiée le 24 août 2026, Tower Resources précise que la demande d'exécution formulée par le Premier ministre camerounais pour le renouvellement de sa licence offshore Thali se trouve « au Bureau de la Présidence en attente d'exécution ». Selon l'opérateur londonien, le dossier a « déjà été approuvé par le Président alors qu'il était à Genève le mois dernier ». L'entreprise table sur le retour du chef de l'État à Yaoundé, intervenu le 23 août, pour débloquer la procédure.
« Nous sommes ravis que le Président soit revenu au Cameroun, et nous attendons avec impatience les développements alors que le Président mettra en œuvre les réformes qu'il avait proposées après les élections de l'année dernière. Nous sommes aussi désireux (…) de poursuivre nos programmes de travail sur le puits PEL 96 et Thali NJOM-3, et nous restons confiants quant aux résultats », a déclaré à ce propos Jérémy Asher, PDG de Tower Resources.
Enjeux financiers et contraintes structurelles
L'approbation présidentielle doit entériner l'extension de la période d'exploration de la licence Thali, obtenue en 2015 via un accord de Tower avec la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH). L'arrivée de ce dossier à la Présidence marque, selon la compagnie, une évolution positive dans sa démarche vers une nouvelle prorogation de sa licence. En mars dernier, Tower Resources avait indiqué attendre un remaniement ministériel consécutif aux élections présidentielles d'octobre 2025 au Cameroun pour faire renouveler sa licence Thali. Or, cinq mois plus tard, aucun mouvement ne s'est produit au sommet de l'État : l'entreprise semble donc avoir choisi de s'engager directement avec l'administration en place pour faire avancer son dossier.
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Ce prérequis réglementaire est par ailleurs indispensable pour valider la transaction de cession annoncée le 10 janvier 2025 avec Prime Global Energies Limited, qui doit acquérir 42,5 % du permis pour financer le développement de ce bloc. L'aval de la Présidence ne suffira toutefois pas à lancer immédiatement le forage de NJOM-3 : Tower Resources précise qu'elle devra encore « attendre plusieurs semaines supplémentaires pour obtenir un financement substantiel ».
Pour maintenir son fonds de roulement dans cet intervalle, la société a procédé à deux levées de fonds successives : une première opération le 24 juin 2026, qui lui a permis de lever 400 000 livres sterling (environ 307 millions de FCFA) via l'émission de 2,5 milliards d'actions ordinaires, suivie d'une seconde le 24 août 2026, pour 325 000 livres sterling supplémentaires (environ 250 millions de FCFA), via l'émission de 2,3 milliards d'actions.
Présente au Cameroun depuis près de dix ans, Tower Resources a bénéficié de sept prorogations successives du gouvernement camerounais sans entamer de forage. Ce retard opérationnel intervient au moment où Yaoundé cherche à relancer l'exploration face à la maturité de ses champs pétroliers. À fin 2025, les réserves récupérables prouvées du Cameroun ont chuté de 20 %, pour s'établir à 194,78 millions de barils - un volume jugé insuffisant pour attirer les majors du secteur pétrolier.













