Dans son rapport d'activité du deuxième trimestre 2026, la junior australienne Lion Rock annonce que son projet Minta, situé dans la région du Centre au Cameroun, présente des indices pour 20 % des minéraux de la liste officielle américaine des minéraux critiques. Ce potentiel a motivé, courant juillet, une visite de deux jours sur site d'une délégation gouvernementale des États-Unis, marquée par une rencontre avec le maire de Minta. « Cette visite s'inscrit dans le cadre du partenariat trilatéral (…) entre le Cameroun, les États-Unis et l'Australie visant à diversifier les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques, un domaine pour lequel Minta offre une exposition potentielle à travers au moins 12 des 60 minéraux de la liste américaine 2025 », a déclaré Theuns de Bruyn, directeur général de Lion Rock.
Concrètement, la société indique que les récents programmes de forage révèlent des concessions dominées par le rutile et le titane, utilisés dans la fabrication de pigments et pour l'industrie lourde. À ces ressources s'ajoutent le zirconium ainsi qu'un spectre de terres rares comprenant le néodyme, le praséodyme, le dysprosium, le terbium, le samarium, le gadolinium et l'yttrium. Ces éléments répondent à une demande mondiale croissante, tirée par la transition énergétique et les hautes technologies : ils sont indispensables à la fabrication d'aimants permanents, de véhicules électriques, de turbines éoliennes et d'équipements de défense.
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Pour Lion Rock, cette diversité minéralogique positionne l'actif comme une cible stratégique pour les investisseurs internationaux. Le géant américain Tronox Holdings a formellement identifié Minta comme une source d'approvisionnement future potentielle. Sur le plan financier, l'industriel a déjà acquis 5 % du capital de Lion Rock en 2025, via une injection de 8,6 millions de dollars australiens (environ 3,3 milliards de FCFA). Selon des sources proches du dossier, Tronox évaluerait l'opportunité d'augmenter sa participation, voire de prendre le contrôle total de l'actif, compte tenu de ses propres capacités opérationnelles.
En perspective, la première évaluation des ressources selon les normes internationales est attendue d'ici la fin de l'année 2026. Le projet Minta couvre 18 permis d'exploration sur une superficie de 8 800 km². Sur le seul couloir de Mboma-Loum (130 km²), les teneurs de pointe atteignent 72,7 % de minéraux lourds et 3,32 % de rutile in situ, avec des pépites naturelles contenant plus de 98 % de dioxyde de titane (TiO2). Forte d'une trésorerie de 6,87 millions de dollars à la clôture du trimestre, Lion Rock a redéployé ses équipes d'exploration sur la zone Minta Est en juillet et prévoit un remaniement de sa direction pour amorcer sa transition vers l'exploitation.










