Le Cameroun renoue avec les critères de convergence communautaire en matière de stabilité des prix. D’après la Note mensuelle sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages de l’Institut national de la statistique (INS) le taux d’inflation s’est établi à 2,9 % en moyenne sur les douze derniers mois à fin février 2026.
Un niveau en dessous du seuil de 3 % fixé par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), une première depuis mars 2022, après plusieurs années marquées par de fortes tensions inflationnistes. L’INS renseigne que cette évolution confirme la tendance baissière amorcée depuis fin 2025, après un léger rebond observé en novembre.
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Sur une base mensuelle, les prix enregistrent une légère hausse de 0,1 % en février 2026, après un recul de 0,7 % en janvier. Une reprise modérée, essentiellement liée au rebond des prix alimentaires (+0,1 %), mais qui reste contenue.
Les produits alimentaires portent l’inflation
Malgré ce ralentissement global, les produits alimentaires continuent de tirer l’inflation. Sur les douze derniers mois, leurs prix ont progressé de 6,3 %, en raison « de leur poids dans la consommation des ménages et de leur sensibilité aux conditions d’approvisionnement, de transport et de production », renseigne le statisticien gouvernemental. Les produits frais, en particulier, enregistrent une hausse de 9,9 %, tandis que les prix de l’énergie augmentent de 1,6 %.
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L’analyse par origine des produits met en évidence une inflation davantage domestique. Les prix des biens et services produits localement ont progressé de 3,4 %, contre 1,7 % pour les produits importés. Cette configuration reflète des pressions internes liées à l’augmentation des coûts de production, aux contraintes logistiques et au dynamisme de la demande intérieure.
De fortes disparités selon les villes
L’évolution des prix reste contrastée selon les villes. Les niveaux les plus élevés sont observés à Ngaoundéré et Bamenda (4,1 %), suivis de Bafoussam (3,7 %) et de Yaoundé et Buea (3,4 %). À l’inverse, certaines villes enregistrent des hausses plus modérées, à l’instar de Douala (2,7 %), Bertoua (2,8 %) ou Garoua (2,2 %), tandis que Maroua affiche le taux le plus faible (0,6 %). L’INS explique principalement ces écarts par « les différences de coûts de transport, la disponibilité des produits et les contraintes logistiques propres à chaque zone ».
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Cette normalisation de l’inflation s’inscrit dans la trajectoire anticipée par le Fonds monétaire international. L’institution prévoit en effet un taux de 2,9 % en 2026, avec une stabilisation autour de 2,5 % à moyen terme, conformément aux critères de convergence régionaux








