La société d'exploration aurifère Oriole Resources PLC a annoncé le jeudi 15 mai une augmentation de 23% de l'estimation des ressources minérales de son projet aurifère de Bibemi, situé dans le nord du Cameroun. Selon un communiqué de l’entreprise, cette réévaluation porte le potentiel du gisement à 460 000 onces d'or (environ 14,1 tonnes d'or), soit une hausse de 85 000 onces (2,5 tonnes) par rapport aux 375 000 onces (11,6 tonnes) déclarées en janvier 2024. Cette annonce intervient dans un contexte de marché particulièrement porteur pour le métal jaune. Sur la base d'un prix de l'or de 2 750 dollars l'once utilisée par Oriole, (environ 1,65 million de Fcfa), ces ressources sont désormais valorisées à plus de 760 milliards de Fcfa (1,26 milliard de dollars américains).
Cette révision à la hausse des ressources aurifères de Bibemi fait suite à un programme de forage de phase 5 « réussi » sur la zone de Bakassi 1, entièrement financé par BCM International. D’après Oriole, elle permet de classer 100 000 onces (3,1 tonnes) dans la catégorie « indiquée » du code JORC, ouvrant la voie à une potentielle exploitation minière. De plus, « une cible d'exploration JORC supplémentaire de 145 000 (4,5 tonnes) à 400 000 onces (12,4 tonnes) d'or a été estimée pour d'autres zones du permis, signalant un potentiel de croissance encore plus important ». Il est à noter que la demande de permis d'exploitation pour ce gisement avait été déposée par Oriole Resources en juin 2024.
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Il faut noter que cette dynamique positive des ressources s'inscrit dans un contexte où le prix de l'or a connu une ascension fulgurante, passant d'environ 2 000 dollars (environ 1,2 million de Fcfa) l'once (soit l'équivalant de 30 grammes d'or) en 2024 à un pic de 3 160 dollars (environ 1,9 million de Fcfa) le 1er avril 2025, avant de se stabiliser à 2 750 dollars (environ 1,65 million de Fcfa) en mai, soit 53 000 Fcfa le gramme d'or. Pour le Cameroun, la mise en exploitation de ce gisement par Oriole Resources pourrait représenter une opportunité de diversification économique cruciale. Alors que le secteur extractif ne contribuait que pour 6,29 % au PIB en 2022 et que la production d'hydrocarbures est attendue à la baisse en 2025 et 2026, le développement de l'industrie aurifère et l'attraction d'investissements étrangers dans ce secteur sont des priorités nationales. Pour accélérer ses activités à Bibemi, Oriole Resources avait d'ailleurs cédé 50 % de sa licence à BCM International en 2024, bénéficiant ainsi d'un financement de 4 millions de dollars (environ 2,4 milliards de Fcfa) pour l'exploration et d'une prime de 1,5 million de dollars (soit 900 millions de Fcfa). Les forages réalisés jusqu'en février 2025 ont confirmé la richesse du gisement avec des intersections prometteuses.
La société a récemment dévoilé qu’elle explore la viabilité économique de ces ressources (dans une lettre d’Eileen Carr, la présidente de la société adressée aux actionnaires le 2 avril), notamment à travers des études d'évaluation économique préliminaire. Selon la société, les tests minéralogiques ont mis en évidence la présence de tellurures d'or, impliquant l'adoption d'un schéma de traitement spécifique, éprouvé dans d'autres régions aurifères majeures. L'ensemble de ces éléments conforte les perspectives de développement de l'industrie aurifère au Cameroun et renforce l'ambition d'Oriole Resources de devenir le premier exploitant d'une mine d'or industrielle dans le pays.
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