Le nouveau système de télécompensation de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) monte rapidement en régime. Selon des informations obtenues par EcoMatin, SYSTAC2 a traité un record de 558 000 transactions au cours d’une même opération, intégrant notamment le paiement des salaires des fonctionnaires du Cameroun et du Gabon.
Ce volume constitue un premier test d’envergure pour l’infrastructure mise en production le 3 août 2026. SYSTAC2 sert à compenser les paiements de détail — virements, prélèvements et chèques notamment — effectués entre les établissements financiers de la Cemac. Autrement dit, lorsqu’un paiement doit passer d’une banque à une autre, la plateforme organise les échanges entre les établissements avant le règlement définitif des sommes.
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La nouvelle infrastructure dessert 59 banques, les six Trésors publics nationaux et les six directions nationales de la BEAC, soit 71 participants répartis dans les six pays de la Cemac. Tous ont basculé simultanément vers SYSTAC2 lors de son lancement.
Une infrastructure vieille de 19 ans remplacée
SYSTAC2 succède au système de télécompensation exploité depuis 2007. La BEAC a opté pour une plateforme désormais centralisée à l’échelle de la Cemac et conforme à la norme internationale ISO 20022. L’objectif est notamment d’accélérer et de sécuriser les échanges de paiements entre établissements financiers.
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Le chantier n’est toutefois pas achevé. Un module consacré aux paiements instantanés doit être activé ultérieurement. La BEAC prépare également la mise en service de SYGMA V10, destiné au règlement des opérations financières de gros montants. Avec 558 000 transactions absorbées lors d’une même séquence, SYSTAC2 fournit ainsi un premier aperçu de sa capacité à traiter des flux bancaires de masse, moins d’un mois après son lancement.













