Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a nommé un nouveau gouvernement jeudi, a indiqué la présidence centrafricaine, un mois après son investiture pour un troisième mandat Chef de l'Etat depuis 2016, M. Touadéra a été réélu en décembre avec 77,90% des voix lors d'un scrutin contesté par l'opposition, notamment par son principal opposant, Anicet Georges Dologuélé, qui a dénoncé une "fraude massive". Le Premier ministre Félix Moloua, en poste depuis 2022, avait présenté sa démission le 13 mai, avant d'être finalement reconduit dans ses fonctions deux jours plus tard par le chef de l'Etat.
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Seuls 10 nouveaux ministres font leur entrée dans ce gouvernement composé de 29 membres, selon un communiqué publié jeudi par la présidence centrafricaine. Il est dominé par des personnalités proches du Mouvement cœurs unis (MCU), le parti présidentiel. Parmi les nouveaux entrants, Evariste Ngamana devient ministre de la Communication et des Médias. Il avait été porte-parole de M. Touadéra lors des dernières campagnes électorales. L'opposition dénonce régulièrement la concentration des pouvoirs autour du chef de l'Etat et réclame un grand dialogue national.
La nomination de ce nouveau gouvernement fait suite à l'ouverture de la huitième législature début mai, alors même que la proclamation des résultats définitifs du second tour des élections législatives se fait toujours attendre. Seuls 90 députés ont été officiellement installés à l'Assemblée nationale, qui compte pourtant 144 sièges. Les 54 restants devraient être occupés une fois que les résultats seront proclamés et pour certains à l'issue de scrutins partiels.
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La nouvelle Constitution adoptée par référendum en juillet 2023 a permis à M. Touadéra de se représenter pour un troisième mandat consécutif à la tête de l'un des pays les plus pauvres du monde, sous perfusion de l'aide internationale et dont les sols riches en uranium, lithium, diamant, bois et or sont particulièrement convoités. Mais la vie des 5,5 millions de Centrafricains, dont 71% vivent toujours sous le seuil de pauvreté, reste précaire, avec un manque des services de base, de routes carrossables, un chômage endémique, un taux de formation faible et un coût de la vie de plus en plus élevé.
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