Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
ConjonctureEpremium

Coton africain : à Yaoundé, les États lancent l’offensive pour capter plus de valeur ajoutée

Réunis à Yaoundé en marge de la ministérielle de l’OMC, plusieurs pays africains ont lancé une plateforme d’investissement destinée à accélérer la transformation locale du coton, du textile et de l’habillement, un secteur qui génère plus d’un million de tonnes de production annuelle sur le continent.

Publiée jeudi 26 mars 2026 à 08:18:28Modifiée jeudi 26 mars 2026 à 08:18:30Temps de lecture 5 minPar EcoMatin

MALI-COUP-POLITICS-AGRICULTURE-SANCTIONS
Un homme récolte du coton dans un champ près de Kita, le 17 janvier 2022. Le coton est l'une des principales sources de revenus d'exportation du Mali, après l'or. (Photo : Florent Vergnes / AFP)

(AFP) A Yaoundé, les pays africains se mobilisent auprès de la ministérielle de l'OMC pour défendre leur filière coton, en lançant une plateforme chargée de mobiliser les investissements nécessaires à la transformation locale de la chaîne de valeur du coton, du textile et de l'habillement.

"Le secteur du coton représente l'un des leviers les plus prometteurs de l'industrialisation en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest et du Centre", a soutenu le ministre du Commerce du Cameroun, Luc Magloire Mbarga Atangana, lors d'une réunion sur le coton organisée en amont de l'ouverture jeudi de la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce.
"Actuellement, environ 98% du coton de la région est exporté sous forme de fibre brute. Le but est de changer cela", a lancé à ses côtés la directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala.

Le coton fait l'objet de discussions à l'OMC depuis plus de vingt ans à la demande du groupe dit C-4 (Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad). Ces pays, rejoints par la suite par la Côte d'Ivoire pour ancien le groupe C-4+, demandent depuis des années la suppression des subventions américaines, chinoises et européennes au secteur du coton, estimant qu'elles engendrent une concurrence déloyale.

Lire aussi : Coton : le Tchad se dote d’une unité d’égrenage à 5 milliards FCFA pour muscler sa production

"Cette demande n'a jamais été réalisée (…) Aucun pays partenaire de l'Afrique et du C-4 n'a voulu négocier simplement sur un secteur", a expliqué à l'AFP le directeur général adjoint de l'OMC Jean-Marie Paugam.
"Ces pays gardent cette demande comme une priorité mais, en attendant que cette discussion avance, ils concentrent leur énergie sur le développement de la filière du coton en favorisant l'exploitation de produits transformés. L'objectif est de monter en valeur ajoutée", a-t-il indiqué.

Rôle vital

Selon les données de l'OMC publiées en 2024, ces pays, qui sont les plus gros producteurs de coton en Afrique, génèrent plus d'un million de tonnes de coton par an, ce qui représente 50% de la production totale de l'Afrique et 4% de la production mondiale.

Le coton provenant de l'ensemble de l'Afrique devance légèrement l'Australie, se classant en 3e position selon le Comité consultatif international du coton (CCIC). L'Afrique de l'Ouest, à elle seule, occupe la 4e place,
Le Bénin, premier producteur en Afrique de l'Ouest, exporté en 2024 pour 505 millions de dollars de coton brut, se classe ainsi au 5e rang mondial des exportateurs de coton brut. Cette même année, le coton brut était le produit le plus exporté du Bénin, selon l'Observatoire de la complexité économique (OEC).

Lire aussi : Coton : La baisse de régime du Tchad va plomber les exportations de la CEMAC

Au Burkina Faso, environ 4 des 23 millions d'habitants vivent directement ou indirectement de cette filière. Selon le ministère burkinabè du Commerce, le coton représente 4% du PIB et environ 14% des recettes d'exportations du pays. Le coton joue ainsi un rôle vital dans les économies du C4+, mais ces pays exportent principalement du coton fibre brut car ils manquent d'installations de transformation, de sorte que les gains tirés par les femmes et les jeunes, majoritaires dans ce secteur, restent marginaux, selon l'OMC.

"Ouvert aux affaires"

C'est dans cet esprit que le "Partenariat pour le Coton" a été dévoilé par l'OMC et la Fifa lors de la précédente ministérielle de l'OMC à Abou Dhabi en 2024, une initiative visant à soutenir la participation des pays africains à la chaîne de valeur du coton - de la production à la transformation et à l'exportation des produits confectionnés - et en particulier au marché des vêtements de sport. Depuis, des banques multilatérales de développement et d'autres organisations ont rejoint l'initiative.

Selon l'OMC, les pays du C-4+ auraient ainsi besoin d'attirer des investissements d'une valeur de 12 milliards de dollars sur 10 ans pour libérer tout le potentiel de ce secteur. Il est estimé que, s'ils sont réalisés, ces investissements généreront environ 500.000 emplois directs, ainsi que 1,5 million d'emplois indirects dans toute la chaîne de valeur du coton.
Mercredi, ces pays ont ainsi lancé, avec l'OMC, la plateforme-forme d'investissement du Partenariat pour le coton, qui permet de présenter les possibilités d'investissement et des partenariats stratégiques pour 2026-2030.

"Le C-4 et la Côte d'Ivoire est ouvert aux affaires ici et maintenant ! Nous disposons d'une main d'œuvre jeune et dynamique (…). Grâce au partenariat pour le coton nous disposons désormais d'une feuille de route crédible, d'études de faisaibilité et d'un cadre institutionnel clair" pour les investissements, a lancé le ministre de l'Industrie et du Commerce du Mali, Moussa Alassane Diallo.

Lire aussi : Coton Tchad SN, Sodecoton, ONC : prévisions optimistes dans les entreprises cotonnières de la Cemac au 3e trimestre 2024

© Agence France Presse

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement Premium ou EcoMembre.

Contactez le service client
La suite après cette publicité
ecomatin magazine n3

EcoMatin Magazine international est disponible
Pour lire ce numéro cliquez ici

  • Accueil
  • Conjoncture
  • Coton africain : à Yaoundé, les États lancent l’offensive pour capter plus de valeur ajoutée
CamerouncotonYaoundéOMCconférenceCM14
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

LucConjonctureCommerce : le Cameroun veut relancer ses échanges avec le Royaume-Uni, en baisse de 32 %Cinq ans après l’entrée en vigueur de leur Accord de partenariat économique, le Cameroun et le Royaume-Uni cherchent à redonner du souffle à leurs relations d’affaires.il y a 4 joursEpremiumPétroleConjonctureLe Cameroun exporte pour 29 milliards FCFA de pétrole brut vers le Nigeria en 3 moisJamais au cours des cinq dernières années les exportations camerounaises formelles vers le Nigeria n’avaient atteint un tel niveau.il y a 5 joursConseil ordinanire des ministres de mars 2026 (c) PR Tchad (2)ConjonctureTchad : le nouveau Code du travail relève à 7 % l’indemnité de fin de CDDLe texte introduit également l’égalité de rémunération entre hommes et femmes, de nouvelles règles contre le harcèlement et un encadrement du travail via les plateformes numériques.il y a 6 joursbananes-production (1)Agro-industrieCameroun : les exportations de bananes chutent de 35 % en aoûtAprès un mois de juillet record, la filière banane camerounaise a enregistré en août son niveau d'exportations mensuel le plus faible de l’année.il y a 6 joursFoire Internationale sur les Énergies Renouvelables en Afrique (FIERA - Douala 2026).ConjonctureTransition énergétique : Douala accueille la FIERA pour accélérer les investissements verts en Afrique centraleDu 28 au 31 octobre 2026, la capitale économique camerounaise deviendra le point de rencontre des acteurs africains et internationaux des énergies renouvelables. La Foire internationale sur les énergies renouvelables en Afrique (FIERA) entend réunir investisseurs, décideurs publics, industriels et porteurs de projets pour faire émerger de nouvelles opportunités de financement dans un secteur stratégique pour la région.il y a 6 jours

Articles similaires

LucConjonctureCommerce : le Cameroun veut relancer ses échanges avec le Royaume-Uni, en baisse de 32 %Cinq ans après l’entrée en vigueur de leur Accord de partenariat économique, le Cameroun et le Royaume-Uni cherchent à redonner du souffle à leurs relations d’affaires.il y a 4 joursEpremiumATIDI-AG_2Banques et FinanceLe Congo rejoint l'ATIDI pour améliorer la couverture des projets d’investissementBrazzaville a ratifié son adhésion à ATIDI, l'assureur multilatéral africain spécialisé dans la couverture des risques liés aux investissements et au commerce. ​il y a 6 joursjad20240104-conf-gecam-celestin-tawambaBusiness et EntreprisesÉnergie, routes, investissements… : au Cameroun, le patronat dresse un bilan préoccupant de l’économieÀ l'occasion de la rentrée économique du patronat à Douala, Célestin Tawamba a détaillé les surcoûts qui pèsent sur les entreprises camerounaises, entre électricité hors de prix et corridors logistiques dégradés, alors que les dépenses d'investissement de l'État ont chuté de 74,4 % au premier trimestre 2026.il y a 2 joursEpremiumbitumeMines et énergiesBitume : le français Rubis voit sa marge bondir de 54 % grâce aux chantiers camerounais et gabonaisLe groupe, qui approvisionne plusieurs entreprises de BTP en bitume, classe les deux pays parmi ses marchés les plus dynamiques au premier semestre 2026.il y a 4 joursEpremiumEmmanuel-Patrick-MvondoMines et énergiesRD Congo : les débuts de Tradex contrariés par la démolition d’une station à KinshasaAttendue pour le second semestre 2026, l'inauguration des premières stations-service de Tradex en RDC se heurte à une résistance inattendue, qui pourrait bien compromettre les plans d'expansion du distributeur camerounais.il y a 4 joursEpremiumARM CEOMines et énergiesCobalt et Nickel : les manœuvres de l’Américain ARM pour reprendre le permis de Nkamouna à la SonaminesAvec l’appui de l’ambassade des États-Unis à Yaoundé, ARM se donne environ 60 jours pour obtenir un permis ou un accord lui donnant le contrôle opérationnel du projet.il y a 4 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Visas étudiants : la France annule ses nouvelles exigences financières au Camerounil y a 6 jours2Cameroun : le Cabinet Atou met aux enchères l’immeuble litigieux de Djeuga Palace à Doualail y a 4 jours3Tchad : le nouveau Code du travail relève à 7 % l’indemnité de fin de CDDil y a 6 jours4Minerai de fer: un projet ferroviaire de 3 600 milliards FCFA annoncé entre la RCA et Kribiil y a 3 jours5Une société liée à Baba Danpullo entre au capital d’AGL Cameroun avec 31 575 actionsil y a 6 jours6Énergie, routes, investissements… : au Cameroun, le patronat dresse un bilan préoccupant de l’économieil y a 2 jours7Cameroun : Sodecoton ouvre un marché de 18,5 milliards FCFA pour le transport du cotonil y a 6 jours8Le Cameroun exporte pour 29 milliards FCFA de pétrole brut vers le Nigeria en 3 moisil y a 5 jours9La BVMAC se maintient dans le rouge avec une perte de 454 millions FCFA en 2025il y a 5 jours10Cameroun : le fisc menace de publier les noms des "hautes personnalités" qui n’ont pas déclaré leurs revenusil y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.