Entre janvier et juin 2024, EcoBank Tchad a injecté 157,3 milliards de Fcfa dans l’économie de ce pays d’Afrique centrale. Cet indicateur affiche une hausse de 44,8% en comparaison aux 108,6 milliards de juin 2023. C’est ce qu’indique le rapport semestriel récemment publié par le groupe ETI Ecobank. De bonnes sources, EcoMatin apprend que cette importante augmentation de l’encours de crédits est motivée par la volonté de la filiale locale à mieux se positionner sur le marché tchadien. « L’augmentation substantielle des prêts accordés par la banque reflète une stratégie proactive visant à augmenter sa part de marché en offrant des solutions de financement adaptées aux besoins des entreprises et des particuliers », indique notre source.
En effet, le secteur bancaire au Tchad est constitué de 10 opérateurs. Durant la même période en 2023, l’activité bancaire en matière de crédits a été dominée par trois principales banques : la Banque commerciale du Chari (BCC), la Banque de l’habitat du Tchad (BHT) et la Banque sahélo-sahélienne pour l’investissement et le commerce (BSIC). D’après les données de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les établissements de crédit dans la Cemac ces trois banques ont contrôlé plus de 60% du marché du crédit. La BCC a accordé plus de 61 milliards de Fcfa de crédits, représentant 25,53% du marché. La BHT a suivi avec 18,44% du marché, soit environ 44,5 milliards de Fcfa et la Bsic a complété le trio avec 16,52% des parts du marché, correspondant à plus de 39 milliards de Fcfa. Ecobank Tchad était 5ème avec 11,23% de parts de marché.
Comme autre indicateur de performance en hausse, Ecobank Tchad indique que son Produit Net Bancaire (PNB) a évolué de 31,1 %, passant de 13,5 milliards de Fcfa à fin juin 2023 à 17,7 milliards Fcfa un an plus tard représentant le meilleur résultat de la banque sur ce segment depuis 2015. Quant à l’encours des dépôts, il s’est établi à 319,3 milliards de Fcfa contre 270,4 milliards de Fcfa au 1er semestre 2022 (+18%).Toutefois, l’établissement bancaire dirigé par Sylvain Pendi-Bisseyou a enregistré une hausse de son taux de créances douteuses (NPL), établi à 8 % et atteignant 10 milliards de Fcfa, nettement inférieur à la moyenne du marché estimée à 33 %.











