Le 15 novembre dernier, Clotaire Olingui Nguema, président gabonais, a inauguré la centrale solaire d’Ayémé Plaine, étendue sur 105 ha de terre et d’une capacité de 30 MW. Dotée d’un système de stockage par batterie et d’une ligne de transmission de 10 km, cette centrale, construite par la société dubaïote Solen Renewables à 30km de Libreville, est enfin lancée après moultes modifications de plan et glissements de dates, dans un contexte de crise énergique qui secoue le pays.
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Initialement annoncés en 2021, les travaux de construction de cette centrale photovoltaïque ont démarré en août 2022 pour une livraison prévue en juillet 2023. Ce délai n’ayant pas été respecté, la mise en service de la centrale a été reportée à septembre puis octobre 2024. Construite grâce à un financement de 60 milliards de Fcfa [contre 150 millions d’euros (98,3 milliards de FCFA) à l’annonce], la centrale solaire photovoltaïque d’Ayamé Plaine, que le Gabon annonçait comme la « plus grande d’Afrique centrale », était censée s’étendre sur 251 ha de terrain et produire 120 MW d’après l’entreprise qui exploitera et entretiendra cette usine pendant 25 ans selon le contrat passé avec l’État gabonais.
L’alternative solaire
Des clauses du contrat d’achat d’électricité à long terme, signé en mars 2022, la totalité de l’électricité produite par la centrale sera vendue à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (Seeg) qui connaît de grandes difficultés dans ses activités de desserte énergétique. Ainsi, bien qu’attendue depuis quelques années, cette centrale est une aubaine pour le Gabon quand on sait que le pays est en proie à des délestages réguliers depuis le début de l’année en cours. Pour résorber le déficit énergétique causé par le manque d’eau au niveau des barrages hydroélectriques selon les explications officielles, le pays a décidé de se tourner vers des sources de productions alternatives.

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En effet, un premier contrat a été signé en mai dernier avec l’entreprise turque Karpowership pour la livraison d’une centrale électrique flottante duale (gaz et fioul lourd) à Libreville. Financée par l’entreprise, la centrale « prête à l’emploi » et attendue pour juillet n’a jamais été livrée. Le contrat avec l’entreprise est en passe d’être rediscuté, qualifié de « potentiel gouffre financier pour la Seeg » déjà lourdement endettée. Cette fois-ci, le Gabon mise sur l’énergie solaire pour rétablir la desserte énergétique dans la région de Grand Libreville et ses environs. Avec plus de 80.000 panneaux solaires équipés de suiveurs solaires, Oligui Nguema ambitionne d’alimenter jusqu’à 300 000 foyers soit près de 648 000 habitants sur près de 883 920 habitants qu’abrite la zone cible (73%).
A noter qu’au-delà de l’accroissement de l’offre énergétique pour la ville de Libreville et ses environs, la nouvelle centrale solaire vise la diversification du mix énergétique gabonais et à l’avenir, la transition vers l’utilisation exclusive d’énergies renouvelables au Gabon…








