Le 14 novembre 2025, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé à la désignation de 13 ministres chargés d’assurer l’intérim de leurs collègues élus députés à l’Assemblée nationale. Au cœur de cette réorganisation, le ministre d’État Henri-Claude Oyima voit son influence décuplée, se positionnant comme le pivot central de l'exécutif gabonais. En effet, en plus d’être ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère depuis le 5 mai 2025, plus l’homme de 69 ans occupera cumulativement deux autres postes : celui de Vice-président de la République précédemment dirigé par Hugues Alexandre Barro Chambrier et le portefeuille ministériel de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue jusque-là tenu par Laurence Ndong.
Ces trois fonctions ministérielles viennent s’ajouter à un engagement de longue date dans le monde des affaires. L’homme d’affaires est notamment le Président-Directeur Général (PDG) de BGFIBank Corporation SA, l'un des principaux groupes bancaires de la région, et il préside également le Conseil d’Administration de la Bourse des Valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC).
Il convient de noter que cette réorganisation fait suite à la démission officielle, le 14 novembre dernier, de 18 ministres élus députés à l’Assemblée nationale. Cette démission n’est pas fortuite, elle se fonde sur la constitution du pays. En son article 73, la loi fondamentale de l’Etat gabonais stipule que « Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat parlementaire ». Cette disposition signifie qu’une personne ne peut être simultanément Ministre (membre du Gouvernement) et député (membre de l’Assemblée Nationale) ou sénateur (membre du Sénat).
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D'autres ministres clés se voient également confier des portefeuilles stratégiques suite à la réorganisation des intérims. Gilles Nembé, ministre des Mines et des ressources géologiques, assure désormais l'intérim des Transports, la Marine marchande et la Logistique jusque-là occupé par Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, l’Accès universel à l’eau et à l’énergie (Philippe Tonangoye) et l’Industrie et la transformation locale (Lubin Ntoutoume).
De son côté, Louise Mvono, ministre de la Planification et de la prospective, prend l’intérim du ministère du Pétrole et du gaz (Sosthène Nguéma Nguéma). Pour sa part, Marck Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, se voit confier l'intérim de trois portefeuilles liés à l'environnement et au secteur primaire : les Eaux et Forêts (Maurice Ntossui Allogo Maurice), l’Environnement, l’écologie et le climat (Mays Mouissi) et l’Agriculture, l’Élevage et le Développement rural (Odette Polo Pandzou).












